Libye

L'ambassadeur américain tué dans une attaque

Première publication 12 septembre 2012 à 06h09
Mise à jour : 12 septembre 2012 à 14h46
TVA Nouvelles selon AFP

Une attaque à la roquette contre le consulat américain à Benghazi, dans le nord de la Libye, a tué l'ambassadeur des États-Unis, J. Christopher Stevens, et trois autres membres du personnel diplomatique.

Une nuit de confrontation à Benghazi (AFP)

«L'ambassadeur a été tué ainsi que trois autres fonctionnaires», a déclaré le vice-ministre de l'Intérieur Wanis al-Charef. Le vice-premier ministre libyen, Moustapha Abou Chagour, a également confirmé la mort de celui qui avait été nommé ambassadeur en mai 2012.

Des Libyens transportent le corps de l'ambassadeur américain en lieu sûr. (AFP)

Selon les autorités libyennes, l'attaque aurait eu lieu au cours d'affrontements entre des activistes et des policiers. Des manifestants protestaient contre la diffusion aux États-Unis d'un film jugé insultant pour le prophète Mahomet.

L'ambassadeur américain, J. Christopher Stevens, photographié en compagnie du chef du Conseil national de transition lybien Mustafa Abdel Jalil (AFP)

L'attaque a eu lieu à Benghazi, l'épicentre du soulèvement populaire qui a entraîné la chute de Mouammar Kadhafi l'an dernier. Depuis la révolution, cette région du nord de la Lybie a été le théâtre de nombreux attentats contre des convois internationaux.

En juin dernier, la mission américaine avait été visée par un engin explosif, qui avait légèrement endommagé l'édifice qui l'abritait. Une semaine plus tard, c'était au tour d'un convoi britannique d'être la cible d'un attentat.

Attaque condamnée

Les États-Unis estiment que l'attaque contre le consulat américain à Benghazi a été menée par «un petit groupe sauvage» qui ne représente pas le «peuple libyen» et insistent pour dire qu'ils tiennent à préserver les liens amicaux qu'ils ont tissés avec ce pays.

Tels ont été les propos du président Barack Obama et de la secrétaire d'État Hillary Clinton, qui se sont déplacés ensemble au département d'État pour réconforter les fonctionnaires, mercredi.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a pour sa part émis une déclaration dans laquelle l'attaque contre le consulat est condamnée avec vigueur.

Les 15 pays membres ont qualifié ces actes d'«injustifiables», peu importe les raisons qui les ont motivés, et ont tenu à rappeler «le principe fondamental de l'inviolabilité des locaux diplomatiques et consulaires».

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a également condamné les événements qui se sont produits dans la ville libyenne, dans un communiqué séparé.

«Les Nations unies s'opposent à toute forme de calomnie contre une religion, mais rien ne justifie les actes de violence qui ont eu lieu à Benghazi», peut-on y lire.

Que justice soit rendue

Le Canada condamne l'attentat perpétré mardi contre le consulat des États-Unis à Benghazi, en Libye, qui a fait quatre morts, dont l'ambassadeur américain Christopher Stevens.

«Nous demandons au gouvernement de la Libye de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les enceintes diplomatiques, conformément à ses obligations internationales. Nous exhortons également les autorités libyennes à veiller à ce que les extrémistes responsables soient rapidement traduits en justice», a réagi le ministre des Affaires étrangères, John Baird.

Le porte-parole du NPD en matière d'Affaires étrangères, Paul Dewar, a qualifié l'attentat meurtrier d'«acte de terrorisme brutal et insensé».

«De tels gestes de violence ne sont jamais justifiés et ne doivent jamais être utilisés comme outil de pression ou de persuasion», a-t-il précisé.

Le dernier événement du genre remonte à 1979, alors qu'un ambassadeur américain a été tué en Afghanistan.

En vidéo

 
 
 
Accueil | Actualité | International | Sport | Argent | Vidéo
Questions, réactions ou problèmes techniques ? Contactez-nous.