Venezuela

Chavez veut poursuivre sa «révolution sociale»

Première publication 8 octobre 2012 à 07h20
TVA Nouvelles d'après AFP

Hugo Chavez, réélu pour un troisième mandat dimanche, promet de continuer sa «révolution socialiste» au Venezuela, malgré une montée sans précédent de l'opposition.

Ses opposants ont tout de même obtenu des résultats impressionnants. Son rival Henrique Capriles Radonski, a reconnu sa défaite, mais celui-ci a tout de même obtenu 44,74% des voix, contre 54,66% pour Hugo Chavez.

Le principal rival d'Hugo Chavez, Henrique Capriles Radonski (Photo AFP)

Un taux de participation historique a été enregistré avec 80,94% des électeurs vénézuéliens qui ont exercé leur droit de vote.

(Photo AFP)

Après l'annonce de sa victoire, M. Chavez s'est adressé à une foule de manifestants massés devant le palais présidentiel.

Il a promis d'être un «meilleur président» et de poursuivre «sa transition vers le socialisme démocratique du 21e siècle». Il a brandi l'épée de Simon Bolivar, surnommé le «libérateur d'Amérique», la proclamant «l'épée libératrice de l'Amérique, l'épée des peuples».

Politique socialiste

Hugo Chavez a de nouveau reçu un solide appui de la classe moyenne, notamment à cause des nombreux programmes sociaux mis en place par son gouvernement et payé par la vente de pétrole.

Hugo Chavez et sa forte personnalité sèment toujours la controverse à l'étranger, surtout auprès des États-Unis.

(Photo Reuters)

M. Chavez a souvent critiqué l'«impérialisme américain», il s'est rapproché de Fidel Castro, du président iranien Mahmoud Ahmadenijad, de l'ancien chef libyen Mouammar Kadhafi et du président syrien Bachar al-Assad.

Il a déjà appelé l'ancien président George W. Bush «le diable».

D'ailleurs, aux États-Unis, une responsable républicaine de la chambre des représentants américaine a accusé Hugo Chavez de vouloir conserver à tout prix le pouvoir à l'aide de manipulations et de harcèlements.

«Chavez a refusé l'accès à des observateurs internationaux, effectué des modifications de dernière minute dans le système électoral, contrôlé le système judiciaire, harcelé des journalistes indépendants, et consolidé son pouvoir en manipulant le vote en sa faveur», a affirmé Ileana Ros-Lehtinen, influente présidente du Comité des affaires étrangères de la Chambre des Représentants, dans un communiqué.

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