Marois et Harper

Premier face à face en RDC

Première publication 13 octobre 2012 à 08h16
Mise à jour : 13 octobre 2012 à 22h16
Par Jean-Luc Lavallée | Agence QMI

Pauline Marois est satisfaite de son premier contact avec Stephen Harper. Le ton de leurs échanges était même «presque chaleureux», a-t-elle confié à l'issue de leur entretien qui a eu lieu en sol étranger samedi.

«Ça a été une excellente rencontre. J'ai offert à M. Harper toute la collaboration du Québec pour que les Québécois soient bien servis», a indiqué la première ministre du Québec.

«Nous avons convenu ensemble que lui, étant fédéraliste, et moi, étant souverainiste, il était possible cependant pour l'intérêt des Québécois d'arriver à des ententes pour le respect de nos compétences».

Le ton était «très positif, très cordial». Elle dit avoir senti que son homologue canadien «était prêt à entendre le point de vue du Québec» au cours de cet entretien privé d'environ 25 minutes, qui s'est déroulé au luxueux hôtel Fleuve Congo à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), pays hôte du Sommet de la Francophonie.

Gouvernance souverainiste

Mme Marois n'a pas manqué de rappeler au premier ministre du Canada qu'elle était à la tête d'un gouvernement souverainiste et qu'elle travaillerait au respect des champs de compétence du Québec, se gardant toutefois de préciser ses futures demandes.

Il n'a donc pas été question de culture ni de rapatriement de l'assurance-emploi. «Il (M. Harper) a répété qu'il souhaitait aussi que les compétences québécoises soient respectées, et nous nous en sommes arrêtés là».

Parmi les rares dossiers dont il a été question, Mme Marois a évoqué l'Accord Canada-Europe, le gisement pétrolier Old Harry et le dossier de l'amiante. «J'ai offert que nous travaillions ensemble à la diversification économique de la région de Thetford Mines et d'Asbestos».

La démocratie à l'avant-plan

À l'instar du président de la France et d'autres chefs d'État, M. Harper et Mme Marois ont tour à tour dénoncé publiquement les violations des droits de la personne en Afrique, visant clairement la RDC, qui a un sombre bilan à ce chapitre.

«La Francophonie, comme le reste de la communauté internationale, a raison de dénoncer les parodies d'élections qui trahissent la volonté populaire. Le respect des droits de la personne n'est pas négociable», a déclaré Mme Marois, qui a malgré tout accepté, comme M. Harper, l'invitation au souper officiel du président de la RDC, Joseph Kabila, dont la réélection a été entachée d'irrégularités.

 
 
 
Accueil | Actualité | International | Sport | Argent | Vidéo
Questions, réactions ou problèmes techniques ? Contactez-nous.