Rendus-là

Bruno Pelletier en pleine forme

Première publication 23 octobre 2012 à 22h59
Bruno Pelletier en pleine forme
Crédit photo : Agence QMI
Bruno Pelletier lors de la Première de son spectacle «Rendus là».
Par Fabien Boileau | Agence QMI

Pour la sixième date de sa tournée québécoise, Bruno Pelletier s'est arrêté à la salle de spectacles L'Étoile, pour y présenter Rendus-là, son premier album en quatre ans.

Le chanteur, qui confiait récemment avoir eu des doutes sur sa carrière et avoir traversé une intense période de remise en question artistique, semblait être en pleine possession de ses moyens mardi soir à l'Étoile, la salle de spectacles du quartier DIX30.

Le chanteur a sobrement amorcé le concert avec Je m'écris, pièce qui ouvre son 11e et dernier album.

Accompagné par Marc Bonneau aux percussions, Jacques Roy à la guitare, Julie Lamontagne aux claviers et Martin Bachand à la guitare, Bruno Pelletier, guitare à la main, a ensuite entonné Où que tu sois», titre de sa période cheveux longs, extrait de l'album Miserere. C'est d'ailleurs sur la chanson éponyme de ce même opus que Bruno Pelletier s'est ensuite adressé au public.

(Photo Agence QMI)

«Si je suis rendu là avec vous aujourd'hui, c'est qu'il y a eu quelques bougies d'allumage avant ça», a-t-il dit. Le moteur à combustion qu'est Bruno Pelletier s'est nourri des applaudissements généreux, montrant qu'à 50 ans, l'ancien sportif n'a rien perdu de son dynamisme et de son intensité vocale.

Troisième piste des 12 présentes sur l'album, le groupe a ensuite interprété Rendus-là, titre rock aux envolées de guitares, composé par Bruno Pelletier pour sa femme, en collaboration avec Frédérick Baron et Caroline Cloutier.

Extrait de son précédent album Microphonium, le chanteur a ensuite proposé J'me voyais plus, porté par les rythmes andalous de la guitare de Martin Bachand (que l'on aurait souhaité au moins classique, et non froidement folk), et les palmas du reste du groupe.

Le spectacle est redevenu plus intimiste avec «Coriace», titre interprété à deux guitares avec son coauteur Martin Bachand, «une chanson pas dans la forme finale, mais plutôt dans la forme de quand on écrit dans le salon», a confié Bruno Pelletier.

Quelque peu prisonnier du succès de certains de ses titres, l'artiste a eu l'idée originale de faire appel aux internautes pour une sélection, une bonne manière de varier les plaisirs pour le public, et d'ajouter une dose d'adrénaline aux musiciens. Équipé d'un chapeau, Bruno Pelletier a donc demandé à un spectateur de piocher un titre parmi une cinquantaine de papiers pliés, c'est Quand l'amour meurt qui est sorti, provoquant la joie de son interprète, fier de pouvoir faire découvrir davantage son dernier album à l'auditoire.

La première partie s'est terminée par une présentation des musiciens bien moins rébarbative que celles auxquelles nous sommes habitués, avec des extraits musicaux de The Doobie Brothers, Stevie Wonder et autre Chick Corea, finalisée par Viens danser sur lequel Bruno Pelletier joué de la batterie.

Le chanteur a repris les baguettes pour amorcer la deuxième partie du spectacle, c'est aussi à ce moment-là que son personnage de Gringoire (issu de la comédie musicale Notre-Dame de Paris) a fait son apparition pour la première fois de la soirée avec La fête des fous.

Bruno Pelletier a ensuite fait un clin d'œil à Peter Gabriel, l'une de ses idoles, avec une version de «Don't Give Up» inspiré du duo de Herbie Hancock et Pink, un défi plus qu'aisé à relever pour Julie Lamontagne, fraîchement récipiendaire du prix «Album de l'année - Jazz Création», lors de l'Autre Gala de l'ADISQ.

Pour la deuxième «chanson chapeau», le titre S.O.S. d'un terrien en détresse est revenu comme un vieux fantôme hanter les planches de L'Étoile. «Elle fait partie des demandes des internautes, et je ne souhaite pas qu'elle ressorte tous les soirs», a déclaré le chanteur en plaisantant.

 
 
 
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