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En prison au Panama, elle craint toujours pour sa vie

Première publication 28 octobre 2012 à 18h48
TVA Nouvelles

Sandra Mallon, cette Québécoise emprisonnée au Panama, craint toujours pour sa vie alors que de nouvelles émeutes pourraient survenir dans le pays dans les prochaines heures. Toujours très inquiète, elle réclame l'intervention d'Ottawa.

«Je viens juste d'apprendre il y a 20 minutes que si le président du Panama ne se présente pas dans son pays, il va y avoir une émeute», a-t-elle dit visiblement paniquée en entrevue téléphonique avec un journaliste TVA Nouvelles.


(Crédit photo: Reuters et TVA Nouvelles)

Dans sa prison de Panama City, elle craint d'autres soulèvements comme ceux de vendredi dernier à l'intérieur des murs.

«Les Panaméennes qui sont en prison avec moi disent qu'ils vont tuer trois étrangères. Nous sommes embarrées dans nos bâtiments, ils disent qu'ils vont mettre le feu», ajoute la femme avec des sanglots dans la voix.

Elle a tenté de joindre le ministère des Affaires étrangères, mais il semble qu'on ne puisse pas l'aider.

«Ils ne peuvent pas faire grand-chose à partir d'Ottawa», a ajouté la femme.

TVA Nouvelles a tenté d'obtenir des informations sur la situation de la part des autorités canadiennes, mais sans succès.

«Nos agents consulaires sont en contact régulier avec les personnes à l'étranger», de confirmer le ministère.

Au cours des derniers jours, il y a eu de violentes protestations dans les rues de la capitale panaméenne.

Les manifestants en avaient contre une loi du gouvernement qui permettait la vente de terrains publics dans une zone de libre-échange.

Quatre personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées.

Vendredi, les violences se sont transportées jusque dans la prison où est détenue Sandra Mallon depuis trois ans.

Elle purge une peine de plus de six ans pour trafic de drogue. Depuis le début, elle clame son innocence.

Son avocat là-bas dit tout faire pour lui venir en aide. Il affirme par contre que sa vie n'est pas en danger.

«La police m'a confirmé que tout est sous contrôle», a-t-il dit par téléphone.

En milieu de journée dimanche, le calme était revenu dans les rues de Panama City.

Le président du pays, Ricardo Martinelli, a annulé cette loi qui permettait la vente des terres publiques et qui avait créé tant de remous dans la population.

 
 
 
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