Selon l'Agence internationale de l'énergie

États-Unis : premier producteur de pétrole d'ici 2017

Première publication 12 novembre 2012 à 19h21
États-Unis : premier producteur de pétrole d'ici 2017
Crédit photo : Reuters
Argent, avec Reuters

Le pays de l'oncle Sam deviendra le premier producteur de pétrole d'ici 2017, dépassant l'Arabie saoudite, a annoncé lundi l'Agence internationale de l'énergie (AIE), dans son rapport annuel sur les perspectives à long terme.

La forte croissance de la production du pétrole et du gaz de schiste aux États-Unis conduira à l'autosuffisance énergétique du pays, premier consommateur mondial de brut.

La conclusion de l'AIE est aux antipodes de son rapport de 2011, qui affirmait que l'Arabie saoudite resterait le premier pays producteur de pétrole jusqu'en 2035.

« Les développements de l'énergie aux États-Unis sont de grande ampleur et leurs effets pourraient être ressentis par delà l'Amérique du Nord et le secteur énergétique », a indiqué l'AIE.

« Le récent rebond de la production gazière et pétrolière des États-Unis, tirée par des technologies innovantes qui permettent de débloquer les ressources de pétrole et gaz de schiste, stimule l'activité économique, avec des prix du gaz et de l'électricité inférieurs », a ajouté l'AIE.

L'AIE prévoit une baisse continue des importations américaines de pétrole jusqu'à ce que l'Amérique du Nord devienne un exportateur net aux alentours de 2030.

Le chef économiste de l'AIE, Fatih Birol, avait également déclaré récemment lors d'une conférence de presse à Londres qu'il pensait que les États-Unis détrôneraient largement la Russie comme premier pays producteur de gaz d'ici 2015.

Le rapport annuel de l'Agence évoque également le peu de place laissée aux énergies vertes dans les 20 prochaines années. Même l'utilisation du charbon est en plein essor selon l'étude.

«Pour moi, ce que dit ce rapport-là, c'est qu'on n'a rien en place pour lutter contre les changements climatiques, a indiqué Normand Mousseau, professeur à l'Université de Montréal et auteur du livre Au bout du pétrole.
On va préserver une partie très importante des hydrocarbures jusqu'en 2035. Il y a rien qui change par rapport à aujourd'hui.»

« Ce qu'on voit, c'est que les énergies propres vont rester absolument marginales, a-t-il ajouté. Les nouvelles énergies éolienne et solaire vont rester marginales jusqu'en 2035. Et, ça, c'est une mauvaise nouvelle pour la planète. »

 
 
 
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