Mur budgétaire

Les États-Unis foncent dans le «mur»

Première publication 31 décembre 2012 à 08h54
Les États-Unis foncent dans le «mur»
Crédit photo : AFP
Bourse de New York
TVA Nouvelles

Les États-Unis foncent tout droit vers le «mur budgétaire» et une course contre la montre est enclenchée à Washington, après des semaines de dialogue de sourds entre démocrates et républicains. Aux quatre coins du monde de la finance, les regards sont rivés sur les États-Unis.

Les négociations ont repris à 11h ce matin. Sauf accord au Congrès, une hausse des impôts pour la quasi-totalité des contribuables et des coupes draconiennes dans les dépenses de l'Etat fédéral entreront en vigueur automatiquement le premier janvier.

Le président Barack Obama perd de son optimisme à quelques heures du «choc» budgétaire appréhendé. (AFP)

Le Sénat, contrôlé par les démocrates, et la Chambre des représentants, dominée par les républicains, siégeront donc aujourd'hui, jour de la St-Sylvestre, pour la première fois en plus de 40 ans.

Blocage

Barack Obama tient à ce que les foyers gagnant plus de 450 000 dollars par an voient leur taux d'imposition augmenter, un compromis par rapport au montant initial de 250 000 dollars.

«Il existe toujours un écart important entre les deux parties, mais les négociations continuent. Nous avons toujours le temps de parvenir à un accord», a déclaré dimanche en fin de journée M. Reid à la tribune du Sénat, avant d'ajourner ses débats.

Aucun parti n'a d'intérêt électoral à faire avorter les négociations, dans cette crise budgétare.

En cas d'échec, le président Obama obtiendra la hausse des contributions pour les plus riches qu'il tente d'obtenir. Les républicains n'auraient plus, eux, qu'à voter à partir de mardi de nouveaux allègements pour la classe moyenne, évitant ainsi de trahir leur promesse de ne pas augmenter les impôts.

Les idéologues du Tea Party, courant de droite influent au sein du Parti républicain, refusent par principe toute hausse d'impôts. Ils souhaitent en revanche s'en prendre aux budgets sociaux, chers aux démocrates et leur président, pour réduire le déficit.

 
 
 
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