La Chambre adopte l'entente

Le «mur budgétaire» évité de justesse

Première publication 1 janvier 2013 à 19h22
Mise à jour : 1 janvier 2013 à 23h44
Le «mur budgétaire» évité de justesse
Crédit photo : Reuters
Le président Barack Obama en compagnie du vice-président Joe Biden.
TVA Nouvelles selon AFP

La Chambre des représentants a entériné, mardi sur le coup de 23h, l'entente adoptée la nuit dernière par le Sénat américain, évitant à la dernière minute aux États-Unis d'entrer dans le «mur budgétaire».

Le pays sera donc épargné de la cure d'austérité qui lui aurait été imposée si les parties n'étaient pas parvenues à un accord.

La Chambre, dominée par les républicains, a adopté l'accord avec 257 voix en faveur; 167 élus s'y sont opposés.

Ce vote constitue une victoire pour le président Barack Obama, qui a salué l'accord, affirmant qu'il respectait sa promesse de campagne pour une fiscalité plus équitable.

Dans un discours prononcé en toute fin de soirée, M. Obama a aussi averti qu'il ne consentirait pas à négocier le relèvement du plafond de la dette.

L'accord prévoit notamment une augmentation des impôts pour les plus fortunés. Ainsi, les foyers dont le revenu dépasse 450 000$ verront leur taux d'imposition passer de 35% à 39,6%.

Plusieurs points importants demeurent toutefois en suspens, comme les coupes automatiques dans les dépenses publiques, ce qui devrait mener à d'autres débats âpres dans les prochains temps.

Opposition

Quelques heures avant que la tenue d'un vote en soirée ne soit évoquée, le numéro deux du parti républicain à la Chambre avait indiqué qu'il n'appuyait pas le texte de compromis adopté la nuit dernière.

«Je ne soutiens pas ce texte», avait déclaré plus tôt Eric Cantor, un des principaux responsables républicains, selon ce qu'a indiqué son collègue Tim Huelskamp. En réunion avec les autres élus républicains, M. Cantor avait dit voir dans ce texte «une transgression de [ses] principes conservateurs».

D'autres élus l'avaient imité en déclarant s'opposer eux aussi au texte dans sa forme adoptée par le Sénat.

Risques évités

Si la Chambre des représentants n'avait pas entériné l'accord, la menace de coupes majeures dans les dépenses de l'État aurait plané à nouveau. De l'avis de plusieurs économistes, cette situation aurait pu replonger le pays dans la récession.

Dans les faits, le choc avec le fameux «mur budgétaire» est déjà survenu dès l'arrivée de 2013, mais les impacts étaient demeurés minimes puisque le premier jour de l'année est férié, donc les places financières sont fermées au pays.

 
 
 
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