Funérailles nationales

Dernier adieu à Hugo Chavez

Première publication 8 mars 2013 à 07h57
Mise à jour : 8 mars 2013 à 13h27
TVA Nouvelles avec AFP

32 chefs d'État et des centaines de milliers de Vénézuéliens ont rendu un dernier hommage au président Hugo Chavez, vendredi. Les funérailles nationales du leader sud-américain, décédé mardi, ont été célébrées à l'Académie militaire de Caracas.

La plupart des chefs d'État latino-américains ont assisté à l'événement, de même que certains alliés controversés du défunt, tels que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le Cubain Raul Castro et le Bélarusse Alexandre Loukachenko.

Le président cubain Raul Castro salue Hugo Chavez. (Reuters)

Les États-Unis, souvent montrés du doigt par Chavez, et les pays européens étaient représentés par des délégations, à l'exception de l'Espagne, qui a envoyé le prince héritier Felipe.

Recouvert du drapeau étoilé du Venezuela, le cercueil du «Comandante» trônait au centre du salon d'honneur de l'Académie militaire.

Les admirateurs accourent

Depuis son exposition mercredi, un flot constant de fidèles défilent devant la dépouille de l'ex-dirigeant. Aujourd'hui, une file d'admirateurs serpentait sur plusieurs kilomètres, chacun espérant pouvoir s'incliner devant Chavez.

Selon les autorités, plus de deux millions de citoyens ont réussi à s'approcher de l'homme d'État et des dizaines de milliers d'autres attendent leur tour.

(AFP)

La cérémonie funèbre était retransmise en direct à la télévision en cette journée déclarée fériée.

Le corps du «Comandante», embaumé comme celui de Lénine et d'autres révolutionnaires, sera exposé dans un cercueil en verre au musée de la Révolution.

L'ancien vice-président Nicolas Maduro, dauphin du Chavez, dirigera le Venezuela jusqu'aux prochaines élections, qui devraient être déclenchées au cours des 30 prochains jours. Il prêtera serment ce soir.

(AFP)

L'opposition boycotte Maduro

Pour l'instant, l'opposition se fait plutôt discrète au pays, où la mort de Chavez a créé une véritable onde de choc. Mais la vague d'idolâtrie à son égard ne fait pas l'unanimité.

La Table de l'unité démocratique, principale coalition d'opposition, a d'ailleurs annoncé que ses députés n'assisteraient pas à la prestation de serment de M. Maduro, qui constitue selon eux une violation de la constitution.

Certains citoyens aussi en ont marre du déferlement d'amour à l'égard du disparu. «La seule chose que Chavez a faite a été de répandre la haine et la division. Ils veulent faire de lui un martyr. Cela me fait rire", grogne par exemple José Mendez, un programmateur informatique de 28 ans.

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