Témoignage de Jean Brault

«Je ne savais pas qu'il y avait des élastiques attachés aux contrats!»

Première publication 7 avril 2005 à 15h39
«Je ne savais pas qu'il y avait des élastiques attachés aux contrats!»
Crédit photo : LCN
Par LCN
(PC) - Jean Brault a versé au Parti libéral du Canada plus d'un million de dollars en argent comptant par voie détournée et 166 000$ en contributions directes au PLC. En retour, il a reçu un total de 172 millions de dollars de contrats de commandites et de publicité entre 1996 et 2002.

C'est ce qui ressort du témoignage de l'ancien président de Groupaction devant la commission Gomery dont de grandes parties peuvent maintenant être dévoilées.

Voici quelques-unes des citations tirées du témoignage de Jean Brault, président de Groupaction, devant la commission Gomery:

«Je suis parti en affaires en 1982 et avant d'avoir votre client dans mes pattes, je n'ai jamais fait de fausses factures», a-t-il dit à l'avocat Doug Mitchell du Parti libéral du Canada.

«Quand j'ai commencé à faire des contrats de commandites, jamais personne ne m'a dit qu'il y avait des élastiques qui y étaient attachés.»

«Je n'ai jamais constaté l'ampleur et la fréquence des montants versés au PLC avant mon témoignage de la semaine dernière. Et il manque des montants.»

«Corriveau (Jacques) disait parler pour la cause et Morselli (Joe) disait parler pour le parti.»

«Je dois vous avouer que les contrats de commandite étaient payants.»

«Groupaction bénéficiait d'une bonne écoute au PLC-Québec grâce à notre portefeuille.»

«Je me suis retrouvé devant un miroir aux alouettes. On était très sollicité. On nous laissait entendre que toute contribution allait être prise en considération et compensée.»

«Je prenais bonne note des démonstrations d'appréciation qu'on me faisait au sujet d'Alain Renaud et j'étais en mesure de dire que Groupaction bénéficiait d'une bonne écoute au PLC, grâce à Alain et grâce à notre portefeuille.»

«L'État et la politique dans le cas des commandites ne faisaient qu'un dans beaucoup de cas.»

«On commençait à comprendre quelle était la recette miracle pour être chanceux. C'était de porter une bonne écoute à certaines demandes que le Parti pouvait nous faire.»

En vidéo, Esther Bégin s'entretient avec les journalistes Sylvain Drapeau (LCN) et Richard Cléroux (Ottawa).

En vidéo

 
 
 
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