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Le commissaire au lobbyisme, André C. Côté, dévoilait mardi son rapport qui concluait que l’ex-ministre libéral de la santé, Philippe Couillard, n’aurait pas été influencé dans ses décisions politiques par les représentants de Persistence Capital Partners, une firme qu’il a jointe après son départ du Ministère.
En entrevue dans le cadre de l’émission Mongrain, le président de l’Institut québécois de l’éthique appliquée, René Villemure, a expliqué que l’ex-ministre Couillard a agi dans ses droits en s’entretenant avec une firme privée quelque deux mois avant sa démission.
Mais selon lui, le rapport du commissaire est peu loquace sur la conduite du ministre. Car, fait-il valoir, la loi sur le lobbying pose les balises pour les lobbyistes sans pour autant baliser ceux qui en sont l’objet, soit les hommes et les femmes politiques.
Un politicien en fonction a le droit de négocier les modalités de son transfert au privé, estime M. Villemure, mais ce droit est assorti de responsabilités morales. Il cite en exemple le cas de la France où l’existence d’un commissaire à la déontologie empêche des situations de zones grises comme ce fut le cas dans cet épisode avec Philippe Couillard.
Les conclusions du rapport ont soulevé de nombreuses critiques. L’opposition officielle s’est indignée; Agnès Maltais a affirmé en Chambre qu’il s’agissait «de conflit d'intérêts direct et flagrant».
| Philippe Couillard n'a enfreint aucune loi |
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