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Au lendemain de ce rapport dévastateur du vérificateur général, la ministre des Transports, mais aussi Pauline Marois, ont dû affronter toute une tempête à l'Assemblée Nationale.
Pauline Marois a de nouveau réclamé la tête de Julie Boulet. Elle prétend que c'est la responsabilité de cette dernière de savoir ce qui se passe dans son ministère. C’est pour cela qu’on la paie, a-t-elle ajouté.
La ministre des Transports a réitéré qu'elle n'était pas au courant du fameux document et qu'elle allait faire appliquer les recommandations du vérificateur général à la lettre.
Pauline Marois a dû aussi faire face à la musique en chambre. En effet, la guerre s'est envenimée entre libéraux et péquistes lors de la période de questions lorsque le leader du gouvernement Charest, Claude Béchard, a attaqué la chef du Parti québécois au sujet de son mari. Il a demandé rien de moins que sa démission pour des questions de conflit d'intérêts.
En résumé, le mari de Pauline Marois, Claude Blanchet, aurait détenu des actions de plusieurs sociétés publiques alors qu'il était président de la Société générale de financement (SGF), de 1997 à 2003. Le problème, c'est qu'à ce moment-là, la SGF aurait brassé des affaires avec ces sociétés.
Selon Claude Béchard, il était donc en conflit d'intérêt.
Dossier pour enquête
La ministre des Transports Julie Boulet a confirmé à Jean-Luc Mongrain ce matin qu'elle avait transmis un dossier pour enquête à la Sûreté du Québec. Ce dossier, vieux de cinq ans, fait état de collusion dans des contrats de déneigement.
Ce rapport, personne ne l'aurait vu à l'époque où le ministre responsable était Yvon Marcoux et que Julie Boulet était ministre déléguée aux Transports. Madame Boulet, ainsi que l’actuel ministre délégué aux Transports, Norm McMillan, sont dans l'eau chaude après la divulgation, hier, du rapport du vérificateur général du Québec, Renaud Lachance.
L'opposition péquiste demande même la démission des deux ministres qu'ils disent responsables des irrégularités constatées.
Renaud Lachance a sévèrement blâmé le ministère des Transports du Québec (MTQ) en relevant plusieurs lacunes dans l'attribution d'une vingtaine de contrats qui ont été attribués sans appel d'offres pour des raisons jugées discutables.
L’un de ces contrats a été attribué à ABC Rive-Nord, une entreprise dans laquelle l'ex-ministre libéral David Whissell a des intérêts.
Enquête publique sur la collusion au MTQ
Jean-Luc Mongrain a demandé à la ministre Boulet pourquoi en plus de l’Opération Marteau ne pas faire une enquête publique sur les irrégularités dans l’attribution des contrats par le MTQ, l’un n’empêchant pas l’autre. « On n’a pas dit non à la commission d’enquête publique, affirme la ministre Boulet, mais dans un premier temps, il y a du travail qui se fait par la Sûreté du Québec. On leur laisse faire leur travail, et entre-temps des gestes ont été posés afin de resserrer au maximum les règles d’attribution des contrats dans notre ministère. »
Julie Boulet a ajouté que les gens de son ministère font leur travail rigoureusement et que l’honnêteté du MTQ et sa probité n’ont jamais été remises en cause.
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