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Les syndicats du secteur public n’ont pas tardé à réagir à la déclaration de la chef du PQ, Pauline Marois, qui a jugé leurs demandes d’augmentations salariales «un peu élevées».
La porte-parole du Front commun syndical des services publics, Lucie Martineau, a vivement dénoncé les propos de la chef péquiste. «C'est ancrer encore le préjugé selon lequel les salariés du secteur public ont de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail, ce qui est totalement faux.»
Les syndicats n’ont pas été les seuls à se dissocier des propos de Pauline Marois. La députée péquiste et ancienne chef de la Centrale des syndicats du Québec, Monique Richard, a déclaré que l’offre de 7% du gouvernement Charest est faible. Les députés Denis Trottier et René Gauvreau ont également soutenu les demandes syndicales.
Même son de cloche du côté de Québec Solidaire. Le député Amir Khadir a affirmé que les offres gouvernementales sont difficilement acceptables et qu’une fois le coût de la vie pris en compte, bon nombre d’employés n’auraient en fait aucune hausse salariale.
De son côté, le nouveau critique péquiste en matière de finances publiques, Nicolas Marceau, a soutenu sa chef, rappelant que la situation budgétaire actuelle est très difficile.
Même si ses propres députés ne semblent pas s’entendre, Pauline Marois s’est défendue d’avoir un caucus divisé sur la question.
Plus d'un demi-million d'infirmières, de professeurs et de fonctionnaires demandent des augmentations salariales de 11,25% sur trois ans, une facture potentielle de plus de 3 milliards pour l'État.
TVA Nouvelles
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