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À moins d'un mois de la présentation du prochain budget fédéral, l'industrie forestière canadienne presse le gouvernement Harper de lui consentir 300 millions $ annuellement pendant cinq ans pour l'aider à effectuer un virage biotechnologique.
La requête s'appuie sur les premières conclusions d'une étude commandée par l'Association des produits forestiers du Canada, l'organisme qui représente les producteurs de bois, de pâte et de papier au pays, dont Cascades et Tembec.
La fiche et le sommaire rendus publics à Ottawa indiquent que l'industrie forestière canadienne ne peut s'en tenir à sa production traditionnelle et doit être capable de transformer la fibre de bois en matériaux novateurs et en produits biochimiques.
La matière ligneuse servirait notamment à alimenter les véhicules et à fabriquer des solvants, des cosmétiques, du papier intelligent et des plastiques.
Le virage biotechnologique proposé permettrait de maintenir 270 000 emplois au Canada, dont 85 000 se trouvent au Québec, 65 000 en Colombie-Britannique et 63 000 en Ontario. Le salaire moyen des employés est de 46 850 $.
L'industrie des produits forestiers canadienne envisage un avenir économique difficile à court terme et se dit incapable de prospérer sans l'aide des gouvernements fédéral et provinciaux.
Elle affirme que des politiques et des programmes de soutien gouvernementaux sont essentiels à sa survie. Elle réclame notamment que le gouvernement Harper établisse un plan d'action en matière d'énergie propre.
«Les États-Unis, l'Union européenne et le Brésil établissement activement des politiques et des mesures incitatives financières pour assurer leur avenir dans la nouvelle ère de la bioéconomie», signale l'association industrielle.
«Ils sont en bonne voie de saisir ces occasions et d'attirer les investissements. Le Canada doit en faire autant.»
L'équipe de recherche canadienne a étudié le potentiel de 16 produits traditionnels et de onze nouvelles technologies sur le point d'être commercialisées ou en voie de développement.
Elle conclut que les opérations forestières habituelles intégrées aux bioindustries offrent le meilleur scénario en termes d'emplois.
«Une usine intégrée qui réunit des produits forestiers traditionnels et des bioproduits, assure-t-on, fournit cinq fois plus d'emplois qu'une usine de bioproduits autonome (par ex., une usine de granules).»
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