Séisme en Haïti

Des criminels expulsés veulent rentrer au Canada

Première publication 1 février 2010 à 18h56
Des criminels expulsés veulent rentrer au Canada

Le séisme en Haïti incite des criminels qui ont été expulsés du Canada à vouloir revenir au pays.

C’est notamment le cas de Jean-Yves Brutus, un membre de gang de rue qui avait été expulsé à grands frais. Brutus avait perdu son statut de résident canadien en raison de son lourd passé criminel.

«Des chefs de gang de rue qui reviennent à Montréal ça veut dire quoi? Des luttes de territoires.»

Il invoque les conditions de vie dangereuses en Haïti depuis le tremblement de terre. Il a mandaté une avocate pour les représenter. «Il a été très affecté par le tremblement de terre, explique son avocate, Marie-Hélène Giroux, Il a failli perdre la vie.»

Maria Mourani, experte en gang de rue, met en garde contre le retour de criminels au Canada: «Des chefs de gang de rue qui reviennent à Montréal ça veut dire quoi? Des luttes de territoires.»

L’avocate de Brutus croit cependant que les chances de le faire revenir au pays sont minces.

Expulsé à grands frais

Le 26 novembre 2008, Brutus a eu droit à un vol privé de la compagnie Sky Service, un jet de sept passagers aux frais des Canadiens. Cette facture avec la mention «confidentiel», obtenue par le biais d'accès à l'information, montre que l'expulsion de Brutus vers Haïti a coûté près de 40 000 $ en frais de transport.

Le vol a quitté Montréal, a fait escale à Nassau, pour ensuite se poser à Port-au-Prince, où Brutus est descendu. L'avion a coûté près de 35 000 $, les agents qui l'accompagnaient près de 4000 $.

(TVA Nouvelles)

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