Sécurité d'emploi des fonctionnaires

Gérard Deltell rabroué pour ses propos

Première publication 9 février 2010 à 19h39
Gérard Deltell rabroué pour ses propos
Le chef de l'ADQ, Gérard Deltell a voulu brasser la cage, à l'occasion de la rentrée parlementaire, en remettant en question la sécurité d'emploi des fonctionnaires et il ne s'est pas fait beaucoup d'amis.

M. Deltell soutenait lundi que les actuelles conventions collectives rendent à peu près impossible le congédiement d'incompétents et l'abolition de postes inutiles dans les effectifs de la fonction publique. Aujourd'hui, devant le tollé qu'il avait suscité, il atténuait légèrement ses propos, rappelant qu'il avait été à l'emploi de l'État durant deux mois. Il expliquait que son commentaire d'adressait «à ceux qui qui utilisent la sécurité d'emploi comme un bouclier contre l'incompétence ou l'inutilité de leur fonction» et disait espérer qu'il soit plus facile de congédier des fonctionnaires.

Des propos qui n'ont pas vraiment permis à M. Deltell de se faire plus d'amis. Alors que des fonctionnaires se disaient blessés, d'autres l'invitaient à se rendre à leur bureau pour voir s'il serait en mesure de soutenir le rythme de travail.

De son côté, la chef du PQ, Pauline Marois, disait que Gérard Deltell fait fausse route, que la sécurité d'emploi sert plutôt de rempart contre la politisation de la fonction publique et qu'il existe des mécanisme pour se débarrasser contre les incompétents. Et la grande patronne des fonctionnaires, la présidente du Conseil du Trésor Monique Gagnon-Tremblay, concluait qu'il était facile pour M. Deltell d'envoyer un ballon, comme le faisait son prédécesseur Mario Dumont, sans avoir de solutions concrètes.

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