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Selon le président de la Fédération des cégeps, Gaétan Boucher, 15% des étudiants qui arrivent du secondaire ne sont pas prêts à faire face aux exigences académiques des collèges. Des classes spéciales ont donc été créées pour ramener ces jeunes à un niveau académique acceptable. En 1996, 1,6% des cégépiens s'y retrouvaient. Aujourd'hui, c'est presque dix fois ce nombre.
Selon la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec, Michelle Courchesne, le problème est préoccupant et il va bien au-delà de l'enseignement. Il trouve ses racines dans la pauvreté. Elle souhaite que les premiers diplômés de la réforme, qui vont faire leur entrée dans les cégeps, en septembre, changent cette donnée.
«La façon d'enseigner dans le camp du renouveau n'est pas nécessairement la même que la façon d'enseigner dans un cégep», constate la ministre. Et elle ajoute: «Des ajustements importants seront apportés au cours de la prochaine année.»
Immatures, désorganisés, désinvoltes, 40% des jeunes cégépiens changent d'orientation au cours de leur première session. C’est d’ailleurs ce qu’avoue Julien Gingras, étudiant au cégep d’Ahuntsic: «Je prends des sessions allégées pour voir ce que j'aime parce que je ne suis pas sûr d'être dans le bon domaine.»
La présidente de la Fédération des Commissions scolaires, Josée Bouchard, abonde dans le même sens: «On voit que cette génération-là, depuis quelques années, elle se projette plus à court terme, à très court terme.»
(TVA Nouvelles)
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