Construction

Les trois quarts des Québécois veulent une enquête publique

Première publication 15 février 2010 à 13h25
Les trois quarts des Québécois veulent une enquête publique
L'opinion des Québécois n'a pas changé depuis l'automne dernier : les trois quarts d'entre eux réclament toujours une enquête publique sur la corruption dans l'industrie de la construction.

Selon un sondage Léger Marketing-Le Devoir réalisé la semaine dernière, 74 % ces Québécois veulent une enquête publique, contre 16 % qui jugent qu'elle serait inutile. Ce sondage rejoint les résultats d'autres coups de sonde réalisés en octobre, pour le réseau TVA, puis, en décembre, pour le Journal de Québec et qui concluaient également que les trois quarts des Québécois réclamaient une enquête publique sur la corruption dans l'industrie de la construction. En somme, depuis cet automne, le gouvernement Charest n'est pas parvenu à convaincre les Québécois que la mise sur pied de l'escouade Marteau et les amendements aux lois sur le financement des partis politiques et sur l'attribution des contrats par les municipalités étaient suffisants pour venir à bout du problème.

Là-dessus, les partis d'opposition disent que les Québécois ont compris qu'avec la corruption, ils n'en ont pas pour leur argent dans les contrats de renouvellement des infrastructures et qu'ils ne changeront pas d'avis. Au Parti québécois, le critique en matière de sécurité publique, Bertrand St-Arnaud, croit que, malgré son peu de succès, la pétition de son parti qui réclame la tenue d'une enquête publique a contribué à maintenir la question dans l'opinion publique au cours de la période creuse des fêtes. Il constate que les Québécois n'ont pas oublié les allégations de collusion et de malversations de l'automne dernier. Pour sa part, le chef de l'ADQ, Gérard Deltell conclut que seule une enquête publique va réussir à rassurer les Québécois.

Le PQ toujours en avance

Et, si l'opinion des Québécois n'a guère changé au sujet de la pertinence d'une enquête publique sur l'industrie de la construction, il semble bien qu'elle n'ait pas changé, non plus, sur leurs intentions de vote. En effet, le sondage Léger Marketing-Le Devoir donne toujours une légère avance au PQ, avec 40 % des intentions de vote, contre 37 % pour le PLQ. Pour sa part, l'ADQ remonte en troisième place, avec 9 % des intentions de vote, contre 6 % pour Québec solidaire. Rien pour pavoiser, cependant, que ce soit pour le PQ ou l'ADQ, puisque la marge d'erreur du sondage est de 3,1 %, 19 fois sur 20.

En vidéo

 
 
 
Accueil | Actualité | International | Sport | Argent | Vidéo
Questions, réactions ou problèmes techniques ? Contactez-nous.