«CPE religieux»

L'opposition n'ébranle pas le ministre Tomassi

Première publication 9 mars 2010 à 17h46
L'opposition n'ébranle pas le ministre Tomassi
Crédit photo : TVA Nouvelles
L'affaire des «CPE religieux» a rebondi jusqu'à la période de questions de l'Assemblée Nationale aujourd'hui.

Bombardé de questions par l'opposition péquiste, le ministre de la Famille, Tony Tomassi n'a pas fléchi. Aucune place, a-t-il dit, n'a été accordée sur la base d'une quelconque confession religieuse et la religion ne fait pas partie des critères inscrits au programme éducatif des services de garde.

Cela dit, le ministre Tomassi ne s'oppose pas à ce que des garderies financées par l'État dispensent un enseignement religieux. En point de presse, il a expliqué que les garderies sont des entités indépendantes, qu'elles sont une extension du milieu familial et que les parents ont le droit de choisir les valeurs qui seront transmises à leurs enfants.

Pour sa part, le porte-parole péquiste en matière de famille, Nicolas Girard, voit une contradiction flagrante entre le fait qu'on a «sorti la religion des écoles» pour les rendre laïques et celui qu'on laisse l'enseignement religieux revenir «par la porte d'en arrière» dans les garderies. Les garderies québécoises, dit-il doivent «être un milieu inclusif, pas l'endroit pour faire la promotion de la religion».

Lundi, la Presse canadienne révélait que des CPE à 7 $ subventionnés par Québec propagent les valeur de l'islam et du judaïsme. C'est le cas, à Laval, de la garderie Oasis Bout'chou, administrée par l'Association islamiste des projets charitables, et, à Montréal, du CPE Beth Rivkah, qui est dirigé par un rabbin ultra-orthodoxe.

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