Terreur sur les chantiers

Les délégués visés réagissent

Première publication 11 mars 2010 à 13h26
Les délégués visés réagissent
Crédit photo : TVA Nouvelles
TVA a réussi à parler aux deux délégués syndicaux de la FTQ visés par de graves accusations de menaces et d'intimidation sur les chantiers de la Côte-Nord.

Bernard Gauthier (photo) et Michel Bezeau, qu'on accuse de faire régner un régime de terreur sur les chantiers de construction, se montrent très avares de commentaires. Ils sont agacés par toute l'attention médiatique dont ils font l'objet et l'annonce du déclenchement d'une enquête policière sur ces allégations tempère visiblement leurs propos.

Bernard Gauthier se limite à dire qu'il répondra plus tard à ces allégations: «La souffleuse, explique-t-il, je ne la passe pas pendant la tempête. Je la passe après».

De son côté, Michel Bezeau affirme que le dossier est entre les mains de son avocat: «La seule chose que je peux vous dire, ce que je n'ai rencontré aucun policier. J'ai appris la nouvelle, comme vous, à la télévision». Il refuse de dire s'il y a de l'intimidation ou du taxage sur le chantier de La Romaine.

Malaise à Sept-Îles

Les accusations dont font l'objet les deux leaders syndicaux ont créé un certain malaise sur la Côte-Nord, où ils entretiennent des relations avec de nombreuses personnes. C'est le cas de la députée péquiste Lorraine Richard, qui a reçu l'appui de Bernard Gauthier au cours de la campagne électorale. Madame Richard dit qu'elle désapprouve les gestes de menaces et l'intimidation et elle invite ceux qui en sont victimes à porter plainte auprès de la CCQ.

Ambiance tendue

Par ailleurs, un correspondant de MON TOPO a révélé que Michel Bezeau avait tenu une réunion de ses membres, mercredi soir, à Sept-Îles. Dans une ambiance extrêmement tendue, Bezeau aurait nié en bloc toutes les accusations de taxage et d'intimidation et autres dont il est l'objet, parlant d'un canular. Il leur aurait expliqué qu'il n'avait aucun contrôle sur ce qu'ils pensent de lui mais qu'il avait embauché un avocat pour se défendre.

Cela dit, MON TOPO continue de recevoir de nombreux courriels de travailleurs, entrepreneurs et représentants de municipalités qui disent en avoir assez du régime de terreur qui règne dans le secteur de la construction.

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