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Pauline Marois, la chef du PQ, exhorte pour la ènième fois le gouvernement de Jean Charest à mener une investigation plus large, comme l'a fait la commission Cliche dans les années 70. L’enquête policière actuelle est nécessaire, selon elle, mais pas suffisante. «Pour être capable de corriger un système, il faut être capable de le comprendre», dit madame Marois, qui se demande, avec tout ce qu'on entend, ce qu'il faudra de plus pour convaincre le premier ministre Charest de déclencher une enquête. «Qu'est-ce qu'il va attendre? Qu'il y ait un drame, qu'il y ait un saccage quelque part, que des gens de cassent la gueule...»
C'est toujours non
Mais le premier ministre Jean Charest demeure de marbre et il refuse de faire le lien entre les accusations de menaces et de taxage contre des délégués syndicaux de la Côte-Nord et celles de malversations, collusion et travail au noir dans l'industrie de la construction. «Il n'y a rien, il n'y a pas de lien du tout entre les deux... Le gouvernement a passé des lois. Et le gouverneent et monsieur Dupuis ont annoncé de manière très claire qu'il allait y avoir des actions posées sur les chantiers de construction pour s'assurer que les choses se font correctement. Ce qui est rapporté, si c'est exact, c'est inacceptable».
Des bureaux de placement indépendants
De son côté, l’ADQ demande, de concert avec la CSN, la création d’un bureau de placement indépendant de la main d’œuvre.
Actuellement, ce sont les syndicats qui décident de l’attribution des tâches, une situation à la source de conflits d’intérêts, estime l’Action démocratique.
« Le gouvernement du Québec fait tout pour éviter une enquête publique sur la construction. Bien que je maintienne cette demande, je lui propose aujourd’hui une action concrète en créant un bureau de placement indépendant pour les travailleurs de la construction», affirme la leader parlementaire Sylvie Roy.
Du côté du gouvernement, l'attaché politique du ministre Sam Hamad dit qu'on allait réfléchir à cette proposition.
Dans les derniers jours, la question de l’intimidation sur les chantiers de la construction a refait surface lorsque des plaintes en ce sens ont été déposées contre des représentants de la FTQ-Construction.
Hier, le ministre de la sécurité publique, Jacques Dupuis, a annoncé que la Sûreté du Québec allait enquêter sur les présumés cas d’intimidation survenus sur la Côte-Nord.
(TVA Nouvelles)
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