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Alors que les Forces canadiennes ont enregistré une hausse du nombre de recrues de 82% entre 2004 et 2008, le recrutement stagne à Montréal.
Une cérémonie d’enrôlement «d’envergure» avait lieu mercredi au manège militaire The Black Watch of Canada, rue Bleury, à Montréal. Vingt-quatre personnes de la région métropolitaine, dont une femme, ont porté «allégeance à Sa Majesté la reine Elisabeth II». C’est 30% moins de recrues que lors de la dernière assermentation de militaires, qui s’était déroulée au début du mois à Québec, avec 78 enrôlés, un nombre record.
Au courant de la dernière année financière, dans la région de Montréal, 534 militaires ont été recrutés à temps plein et 450 à temps partiel, soit 11% et 13% de moins qu’en 2005. Au cours des cinq dernières années, le nombre moyen de recrues aux forces régulières était de 546 et de 487 en réserve.
Choisir l’armée
«C’est la meilleure chose qui pouvait lui arriver», lance Richard Carrier, beau-père de la nouvelle recrue Jonathan Barbe Gagné, soulignant les bonnes conditions salariales offertes par l’armée et la possibilité de profiter d’études payées. M. Barbe Gagné a complété son secondaire 3 pour pouvoir réaliser un rêve d’enfance: manipuler un blindé.
De son côté, Éric Ranger dit s’être enrôlé pour «l’adrénaline». L’ancien monteur web de 30 ans espère pouvoir voyager et découvrir de nouvelles cultures au sein de l’infanterie.
«C’est le plus gros défi de ma vie», s’exclame Maxime Perras, ancien vendeur d’autos de 21 ans, qui espère aussi visiter des contrées lointaines et développer de nouvelles amitiés. Le jeune commence déjà à socialiser avec trois autres militaires. «Il faut qu’on se tienne, dit-il, c’est eux qui seront à mes côtés quand j’en aurai besoin.»
L’armée plus sélective
«Notre vision est simple: recruter moins tout en étant plus spécifique», affirme la capitaine Thaler, la commandante du Centre de recrutement des Forces canadiennes de Montréal.
L’an dernier, les Forces ont atteint le nombre maximal de 68 000 militaires. «Au courant de la dernière année financière, notre nombre de militaires enrôlés a augmenté grandement. Près de 8000 personnes ont été recrutées, diminuant du coup notre besoin cette année», mentionne-t-elle.
On s’attend à ce que près de 11 000 demandes soient reçues par les centres de recrutement des Forces canadiennes d’ici avril 2011, alors que 5000 positions à temps plein doivent être comblées, dont 400 à Montréal.
Selon le capitaine Werleigh, relationniste, les Forces enregistrent une pénurie en personnel médical, en communication navale, en mécanique de la marine et en travail social. Bien que l’armée accepte moins de candidats, elle sera toujours en quête de nouvelles recrues pour remplacer les militaires qui quittent, précise Mme Thaler.
«De plus en plus de militaires de la génération des baby-boomers quittent pour leur retraite. Puis il y a des femmes qui ont récemment enfanté et qui préfèrent rester à la maison et ceux qui quittent après leur contrat», ajoute la capitaine.
Le salaire de base d’un militaire des forces régulières est de 2663 $ par mois.
(Agence QMI)
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