
![]() |
EXCLUSIF - TVA Nouvelles a appris en exclusivité que des policiers de la Sûreté du Québec ont pris en filature pendant quelques jours l’ex-ministre libéral de la Justice, Marc Bellemare.
Selon nos informations, la SQ aurait exercé une surveillance de Me Bellemare après que celui-ci eut déclaré, dans une entrevue sur nos ondes diffusée en avril dernier , que des financiers influents dans le Parti libéral du Québec (PLQ) cherchaient à orienter le processus de nomination des juges.
Des sources nous indiquent que la filature aurait été déclenchée parce que la SQ était incapable d’entrer en communication avec celui dont les allégations ont créé une onde de choc à l’Assemblée nationale.
Marc Bellemare s’est présenté en Cour supérieure aujourd’hui pour présenter une requête contestant l’assignation à comparaître que lui a fait parvenir le commissaire Michel Bastarache.
Au cours des trois jours qu’aurait duré l’opération, des agents de la SQ de Montréal auraient tenté de connaître les allées et venues de celui qui est aujourd’hui en brouille avec le premier ministre Charest, qui a d’ailleurs intenté une poursuite en diffamation de 700 000$ contre son ancien ministre.
La SQ aurait tenté notamment de savoir qui étaient les personnes que l’ex-ministre rencontrait durant cette période. Selon nos sources, la police a stoppé la filature quand Marc Bellemare s’est présenté à la SQ, le 15 avril.
Rappelons que le premier ministre a décidé de créer en avril la Commission d’enquête sur le processus de nomination des juges du Québec pour faire la lumière sur les allégations de Marc Bellemare.
Le bras de fer se poursuit
Ces révélations tombent au moment où Marc Bellemare tentent par tous les moyens d'éviter de parler devant la commission Bastarache.
Aujourd'hui, Me Bellemare s’est présenté en Cour supérieure pour défendre une requête contestant l’assignation à comparaître que lui a fait parvenir le commissaire Michel Bastarache.
En fait, l’ancien ministre réclame l'annulation pure et simple de la commission d'enquête sur le processus de nomination des juges.
M. Bellemare n'y est pas allé de main morte mardi, qualifiant la Commission Bastarache d'abus de pouvoir du premier ministre Jean Charest, de «piège à cons», de «fan club libéral» et de parodie de justice.
L'avocat de Québec remet en question la crédibilité de la commission d'enquête et de celui qui doit la présider, Michel Bastarache. M. Bellemare estime que la commission ne cerne pas les bons éléments. Selon lui, on ne devrait pas parler de «processus de nomination des juges», mais bien d'«influence».
S'il ne réussit pas à faire annuler la Commission Bastarache, Marc Bellemare demande à tout le moins qu'elle soit suspendue en attendant qu'un jugement soit rendu dans le cadre de la poursuite en diffamation de 700 000 $ intentée contre lui par Jean Charest.
Le juge doit rendre sa décision avant le 24 août, date à laquelle doit débuter la Commission Bastarache.
(TVA Nouvelles avec l’Agence QMI)
![]() |
Crise forestière Nouvel appel à l'aide de 750 millions $ |
![]() |
Immigration Le ministre envisage de réformer le droit du sol |
![]() |
Course à la chefferie du NPD Les syndicats commencent à afficher leurs couleurs |
![]() |
Fonte de la plate-forme arctique Une situation alarmante |
![]() |
Fins thérapeutiques Producteurs de cannabis recherchés |
![]() |
Erreurs médicales Les risques augmentent avec l'âge |