Rentrée scolaire au Québec

L'effet baby-boom

Première publication 23 août 2010 à 22h00
L'effet baby-boom

À une semaine de la rentrée, les écoles primaires du Québec s'apprêtent à vivre les premières retombées de la hausse importante des taux de natalité enregistrée au cours des dernières années: le baby-boom.

Les classes de maternelle accueilleront lundi prochain les premiers jeunes issus de ce phénomène, et l’augmentation de l’achalandage au préscolaire devrait aller en s'accentuant au cours des prochaines années.

Cette année, la Fédération des commissions scolaires du Québec dénombre 81 109 petits écoliers qui feront leur entrée dans les quelques 2360 écoles de la province. Ce nombre devrait grimper à 83 229 pour l’année 2010-2011. Toutefois, l'apogée de cette hausse devrait avoir lieu à la rentrée scolaire 2014-2015 où l’on prévoit enregistrer près de 14 000 jeunes de plus à la maternelle comparativement à 2010, soit 97 131 écoliers.

Un environnement en changement

L’arrivée de tous ces nouveaux visages qui prendront place sur les bancs d’école nécessite des ajustements pour plusieurs commissions scolaires, telle que l’embauche de nouveaux professeurs.

Pour certaines régions, comme en Outaouais, en Montérégie et en périphérie de Montréal, la construction de nouvelles écoles est même envisagée.

Un phénomène généralisé

Le baby-boom qui s’amorce cette année donnera un souffle nouveau dans la clientèle des commissions scolaires partout à travers le Québec et ce, pour tous les niveaux et tous les groupes d’âge.

En 2010-2011, les 72 commissions scolaires prévoient accueillir 841 000 étudiants. Par ailleurs, on s’attend à ce que 864 000 élèves fréquentent les établissements scolaires de la province en 2015-2016.

«Une bonne nouvelle», selon la ministre

La nouvelle ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, se réjouit de l’augmentation de la population étudiante au sein des commissions scolaires. D’entrée de jeu, elle louange les efforts du gouvernement du Québec pour favoriser la natalité dans la province. «On a travaillé tellement fort pour augmenter le taux de natalité au Québec», a-t-elle précisé en entrevue à TVA Nouvelles.

La ministre Beauchamp estime plutôt que ce phénomène constitue un «beau défi» pour son gouvernement qui, explique-t-elle, a déjà entamé des démarches pour accompagner les commissions scolaires face à cette nouvelle réalité. «Depuis trois ans, au Québec, on a investi 175 millions $ pour construire et agrandir plus d’une cinquantaine d’établissements scolaires.»

La surpopulation dans les classes fait également partie des priorités du gouvernement afin de faciliter le travail des enseignants, selon la ministre Beauchamp, qui insiste sur le fait que la nouvelle convention collective signée en juin avec les syndiqués vise à réduire le nombre d’élèves dans les classes.

(TVA Nouvelles)

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