Une autre chronique controversée

Encore du Québec bashing?

Première publication 14 octobre 2010 à 18h12
Encore du Québec bashing?
Crédit photo : TVA Nouvelles
L'auteur de la chronique, Stephen Maher
Trois semaines à peine après le numéro de Maclean’s sur la corruption, la classe politique crie à nouveau au Québec bashing: cette fois, c’est une chronique d’un quotidien d'Halifax qui soulève la controverse.

Dans sa chronique du 10 octobre dernier, le chroniqueur Stephen Maher du Chronicle Herald soutient que le poste de ministre des Travaux publics ne devrait jamais être donné à un Québécois.

Il se justifie en affirmant que plusieurs Québécois qui ont tenu ce poste, par exemple Roch LaSalle et Alfonso Gagliano, ont été mêlés à des controverses liées à des contrats gouvernementaux.

Le chroniqueur félicite également Stephen Harper pour la nomination de Rona Ambrose à ce ministère lors du dernier remaniement. «Elle n’a pas de rôle significatif dans la recherche d’appuis au parti au Québec», se réjouit Stephen Maher.

Il n’en fallait pas plus pour soulever l’ire des politiciens du Québec.

«Québécois égale corruption, c’est encore le lien qu’ils font», déplore le député péquiste Bernard Drainville.

«Je pense que c'est une perpétuation un peu de ce qui a commencé avec Maclean’s, croit pour sa part le député libéral Marc Garneau. C’est très malheureux.»

Le ministre conservateur Jean-Pierre Blackburn a également dénoncé ces propos.

L’auteur se défend

Le tollé de protestations qui a suivi sa chronique a surpris Stephen Maher. «Je n'ai pas écrit qu’il y a quelque chose dans la culture québécoise qui amène les politiciens du Québec à être plus corrompus que les autres Canadiens», explique-t-il en français.

Il affirme que son texte ne s’attaquait pas au Québec, mais se voulait plutôt un message au premier ministre.

Le chroniqueur souhaitait souligner que donner le ministère des Travaux publics à l'organisateur en chef du parti dans une province où le gouvernement souhaite faire des gains peut entraîner des problèmes, par exemple des relations inappropriées avec des entrepreneurs ou des contrats gouvernementaux en échange de dons à la caisse du parti.

Récemment, le député conservateur Christian Paradis a cumulé ces deux postes.

À défaut d’apprécier la chronique de Maher, le Bloc québécois lui donne raison sur ce point. «Quand on nomme notre organisateur en chef comme ministre des Travaux publics, quel message on envoie aux contracteurs?», se questionne le député bloquiste Mario Laframboise.

(TVA Nouvelles)

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