Enquête dans le milieu de la construction

Le commentaire de Jean Lapierre

Première publication 17 novembre 2010 à 15h02
Mise à jour : 17 novembre 2010 à 15h23
Le commentaire de Jean Lapierre
Crédit photo : TVA Nouvelles
L'analyste politique Jean Lapierre.
L’analyste politique Jean Lapierre croit que la volte-face de la FTQ augmente encore la pression sur le gouvernement Charest. Et si Jean Charest veut calmer la population, l’opération Marteau devra frapper bientôt, croit-il.

«Si j’étais le premier ministre, je souhaiterais ardemment que Marteau réussisse des coups rapides, que des accusations soient déposées et que finalement des gens soient arrêtés, explique Jean Lapierre. Ça, ça baisserait la pression.»

Selon Jean Lapierre, le récent changement de garde au sein de la FTQ-Construction pourrait expliquer la volte-face de la centrale. «Je crois que ça peut expliquer pourquoi la FTQ se ravise», a-t-il mentionné en entrevue. En mai dernier Yves Ouellet a remplacé Richard Goyette au poste de directeur général de la FTQ-Construction.

Jean Lapierre souligne que toute la politique économique du gouvernement passe par la construction, comme tous les programmes d’infrastructures. En demandant la tenue d’une enquête sur le milieu de la construction, Jean Charest accepterait alors qu’une enquête sur lui soit instaurée.

À la suite des nombreux récents reportages dans différents médias, les Québécois veulent faire la lumière sur tous les milieux.

«C’est devenu un genre de mythe cette commission d’enquête. La construction, les syndicats, les municipalités, les villes, le financement des partis politiques provinciaux… Si c’est ça, ça va durer combien de temps, c’est presque mission impossible. On a l’impression que les Québécois se disent que ce serait l’élixir à tous nos maux. On vient de vivre la commission Bastarache et on ne peut pas dire que c’est un exercice qui a eu une grande signification.»

(TVA Nouvelles)

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