Pauline Marois à Franchement Martineau

«On dirait qu'on est plus exigeant envers les femmes»

Première publication 16 décembre 2011 à 11h08
«On dirait qu'on est plus exigeant envers les femmes»
Crédit photo : Agence QMI
TVA Nouvelles

Au terme d'une session parlementaire particulièrement difficile pour le Parti québécois, la chef de la formation Pauline Marois a fait le bilan des évènements des derniers mois ce vendredi matin à LCN.

Visiblement en confiance malgré la fronde à son endroit, la députée de Charlevoix a abordé, lors d'une entrevue accordée à Richard Martineau, les différents éléments qui seront priorisés par la première opposition à l'Assemblée nationale. Elle a de nouveau été claire sur son intention de rester en poste.

«Je ne baisserai pas les bras»

Cet entretien, diffusé ce matin lors de l'émission Franchement Martineau, a notamment permis à la leader de l'opposition officielle à Québec de reconnaître que les derniers mois n'ont pas été aisés. «Ça a été difficile pour nous au Parti québécois, mais je peux vous dire que je ne baisserai pas les bras», a-t-elle indiqué.

La leader péquiste a aussi insisté sur la question de la souveraineté. Selon elle, l'idée de faire l'indépendance «n'est pas morte».

(Crédit photo: Agence QMI)

Lors de cet entretien, la chef péquiste s'est par ailleurs permis quelques pointes à son ex-collègue péquiste François Legault, désormais à la tête de la Coalition Avenir Québec. «S'il y a quelque chose qui m'a déçu de la part de M. Legault, c'est qu'il renie ses convictions» à l'égard de la souveraineté, a affirmé Pauline Marois.

«Un certain nombre d'erreurs»

Quant aux péquistes qui demandent son départ en tant que chef, Pauline Marois a soutenu que les évènements «malheureux» de juin dernier ont joué un grand rôle et qu'elle a fait alors «un certain nombre d'erreurs». Elle estime cependant que la charge de certains de ses collègues a été «démesurée».

«Nous nous sommes ressaisis au Parti québécois. Je vais rester à la barre et mener le Parti québécois, je le souhaite, à la victoire aux prochaines élections», a ajouté la chef du PQ.

Une attitude «difficile à expliquer»

Sur le sujet de sa résidence de L'Île-Bizard, qui serait sur le point d'être vendue pour un peu moins de sept millions $, Pauline Marois a indiqué que l'attitude à son endroit dans ce dossier a été «difficile à expliquer».

«On dirait qu'on est plus exigeant envers les femmes quand elles ont un peu plus de moyens qu'on ne l'est à l'égard des hommes», a ajouté la députée de Charlevoix. Cette dernière a ajouté qu'elle a voulu croire à un certain moment que sa condition de femme ne faisait pas de différence, mais qu'elle en vient à la conclusion que cela change passablement la donne en politique.

«On regarde ses vêtements, on regarde sa coiffure. Un homme, c'est un peu secondaire. Quand nous on lève la voix, on est hystérique, quand un homme élève la voix, c'est parce qu'il a de l'autorité et est capable de diriger», a affirmé Pauline Marois.

«Il y a encore probablement dans notre subconscient collectif, comme Québécois qui avons été élevés dans les valeurs judéo-chrétiennes, qu'avoir des sous veut dire que peut-être on est malhonnêtes», a-t-elle affirmé.

Pauline Marois a par ailleurs ajouté que le fait d'être en moyens lui a «nui énormément» d'un point de vue politique. «En plus qu'on a collé à moi une image de grande bourgeoise un peu hautaine, ce qui n'est pas le cas», a-t-elle ajouté.

La leader péquiste a dit avoir comme souhait de rencontrer tous les Québécois. «Je suis sûre qu'une fois que je vais les avoir rencontrés, ils vont avoir une autre opinion de moi», a affirmé Pauline Marois.

 

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