Premier caucus de la CAQ

Les membres du cabinet fantôme annoncés

Première publication 25 janvier 2012 à 10h27
Mise à jour : 25 janvier 2012 à 12h04
Les membres du cabinet fantôme annoncés
Crédit photo : Agence QMI
TVA Nouvelles et Agence QMI

La Coalition avenir Québec (CAQ) a profité de la toute première rencontre de travail de son caucus mercredi à l'Assemblée nationale pour annoncer la composition de son cabinet fantôme ainsi que tout mettre en œuvre pour obtenir sa reconnaissance officielle.

À titre de chef parlementaire, Gérard Deltell s'occupera des Ressources naturelles, de la Faune et du Plan Nord ainsi que des questions qui touchent la Capitale nationale. Sylvie Roy traitera des sujets en lien avec la Justice, la Sécurité publique, les Transports et la Condition féminine.

Benoit Charette prendra en charge la Culture et les Communications, l'Immigration, les Affaires autochtones et les Relations internationales, tandis que François Bonnardel héritera des Finances, de la Santé et des Services sociaux.

«Ça serait le ''boutte du boutte'' qu'ils ne nous reconnaissent pas comme parti et qu'ils ne soient pas capable de nous donner l'équivalent de le temps de parole qu'était donné à l'ADQ»

Éric Caire, s'occupera de l'Éducation, du Loisir et du Sport, et Daniel Ratthé récupèrera ce qui a trait à la Famille, au Travail et à l'Emploi.

François Rebello s'occupera quant à lui du développement économique et de l'Environnement. Marc Picard assumera le Conseil du Trésor et Janvier Grondin prendra en charge l'Agriculture et les Pêcheries.

«La Coalition peut compter sur une aile parlementaire aguerrie, motivée et fin prête à exprimer les préoccupations des Québécois au gouvernement Charest qui ne cesse de les décevoir depuis presque dix ans. Nous partageons tous l'intime conviction que le Québec doit bouger et que nous pouvons agir comme vecteur du changement tant souhaité par les Québécois», a affirmé M. Legault.

François Legault et les neuf députés du nouveau parti politique, composés de trois anciens péquistes et de six adéquistes, préparent la rentrée parlementaire prévue le 14 février prochain.

C'est Benoit Charette, le député de Deux-Montagnes, qui a quitté le PQ en juin dernier, qui préside le caucus des députés de la CAQ.

«On va être sûrement une bonne opposition. On a besoin de revenir sur les vrais sujets. On va être capable d'interpeller ce gouvernement usé qu'on a actuellement qui ne va nulle part», a insisté François Legault avant le début de la rencontre.

Reconnaissance officielle

La Coalition s'attaque maintenant à la reconnaissance officielle de son parti à l'Assemblée nationale.

Le président de l'Assemblée nationale ne peut reconnaître un groupe de moins de 12 députés sans l'assentiment du premier ministre Jean Charest et de la chef de l'opposition officielle, Pauline Marois.

Madame Marois a d'ailleurs indiqué qu'elle s'y opposerait farouchement.

«Ça fait plusieurs mois que et M. Charest et Mme Marois me demandent de mettre de côté l'organisme à but non lucratif et de créé un parti, ça serait le ‘'boutte du boutte'' qu'ils ne nous reconnaissent pas comme parti et qu'ils ne soient pas capable de nous donner l'équivalent de le temps de parole qu'était donné à l'ADQ», a déclaré François Legault.

Cette reconnaissance permettrait plus de budgets à la Coalition, ainsi que davantage de temps de parole.

Rassembler les troupes

À la tête d'un parti composé d'ex-péquistes, d'ex-adéquistes et d'ex-indépendants, M. Legault doit veiller à rassembler ses troupes.

«Vous allez voir, vous allez vous habituer à travailler ensemble», a-t-il lancé à ces neuf députés, ce qui a déclenché des rires chez les nouveaux coalisés.


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