Semaine nationale de sensibilisation

«Les troubles alimentaires sont des maladies mentales»

Première publication 5 février 2012 à 16h45
«Les troubles alimentaires sont des maladies mentales»
Crédit photo : Archives AFP
Marie, 36 ans, a été hospitalisée en raison de ses problèmes d’anorexie
TVA Nouvelles

Loin d'être un simple caprice ou une question de volonté, les troubles alimentaires doivent être perçus pour ce qu'ils sont : un problème de santé mentale.

Tel est le message que souhaite véhiculer l'organisme Anorexie et Boulimie Québec (ANEB) dans le cadre de la Semaine nationale de sensibilisation des troubles alimentaires, du 5 au 11 février 2012.

Appuyée par une campagne publicitaire au slogan évocateur (Les troubles alimentaires sont des maladies mentales), ANEB souhaite sensibiliser la population à ce fléau affectant notamment les jeunes femmes et qui peut entraîner la mort lorsqu'il n'est pas traité.

«Les troubles du comportement alimentaire, au même titre que tout autre trouble de santé mentale, nécessitent une aide spécialisée», indique Josée Champagne, directrice générale d'ANEB. «Le taux de troubles alimentaires ne diminue pas, voire augmente. Il faut que ça cesse.»

Pas une maladie d'adolescente

Bien que moins nombreux à souffrir de troubles alimentaires, les hommes souffrant de cette maladie sont de plus en plus nombreux à se joindre à des groupes de soutiens, souligne Geneviève Dumont, coordonnatrice clinique chez ANEB.

Cette dernière insiste sur le fait que les troubles alimentaires peuvent se faire ressentir dans plusieurs tranches de la population.

«On pense, à tort, que ce sont les adolescentes ou les très jeunes femmes qui sont touchées. Effectivement, c'est une tranche de la population des troubles alimentaires, mais les femmes qui subissent des changements corporels ou qui ont différents problèmes dans leur vie peuvent sombrer dans les troubles alimentaires», ajoute Mme Dumont.

«Le trouble alimentaire est multifactoriel. Le passage à l'adolescence, un deuil, ou un commentaire sur apparence physique peut être suffisant pour le déclencher quand les facteurs de risques sont suffisants au départ.»

Depuis 1987, le nombre d'hospitalisations en raison d'un trouble du comportement alimentaire a augmenté de 29% au Canada, chez les femmes âgées de 15 à 24 ans.

 

 

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