Pauline Marois à Larocque Lapierre

L'abolition de la taxe santé, une priorité

Première publication 19 février 2012 à 08h35
L'abolition de la taxe santé, une priorité
Crédit photo : archives Agence QMI
TVA Nouvelles

Si elle est élue à la tête du gouvernement lors des prochaines élections, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, entend s'attaquer aussitôt à la taxe santé.

«On n'imposera pas cette taxe injuste aux Québécois et aux Québécoises», a-t-elle déclaré durant l'entrevue qu'elle a accordée à l'émission « Larocque Lapierre », dimanche.

Mme Marois s'est engagée à corriger le tir dans les 100 premiers jours suivant son élection à la tête du Québec.

La taxe santé, une création du gouvernement de Jean Charest, impose une facture annuelle de 200$ à tous les contribuables, sans égard à la grosseur de leur salaire. Elle a pour but de financer le système de santé.

Vision progressiste réaffirmée

Mme Marois reconnaît que son parti est en mode préélectoral et qu'ils travaillent «très fort» pour faire connaître ce qu'ils feraient dans un gouvernement péquiste. La table est mise: «Notre parti est un parti progressiste; nous l'avons toujours été et nous continuerons de l'être», a-t-elle rappelé.

Pour la chef de parti, les politiques sociales québécoises ont d'ailleurs permis à la Belle Province de se tailler une place enviable dans le palmarès de l'OCDE sur le mieux-être des populations, par exemple.

Pauline Marois s'est également rangée du côté des étudiants qui protestent contre la hausse des droits de scolarité. Ce faisant, elle dit défendre du même coup les intérêts de la classe moyenne, sollicitée de toutes parts.

«Avez-vous pensé que si vous avez trois enfants à l'université, c'est 11 400$ que vous allez devoir payer, en plus de payer les vêtements, le transport et le logement? C'est la classe moyenne que l'on frappe de plein fouet», avec la hausse des coûts des études, a estimé la chef du PQ.

Le Parti québécois propose donc un gel des frais de scolarité et dit travailler «sur des hypothèses» pour voir comment régler les problèmes de sous-financement des universités.

Mme Marois s'est aussi attaquée aux choix du gouvernement libéral en ce qui a trait au Plan Nord. D'après elle, l'exploitation des ressources naturelles doit être l'occasion de créer de la richesse et d'investir au Québec. Dans ce dossier, elle trouve toutefois que Jean Charest agit de façon irresponsable.

«Il vend nos ressources à rabais et il n'offre pas la possibilité aux entreprises de s'occuper des deuxième et troisième transformations ici», dans le cadre de ce plan qu'elle compare à un «bar ouvert».

Ascension

Même si la joute politique s'annonce serrée et imprévisible, avec trois partis - PLQ, PQ et CAQ - au coude à coude dans les intentions de vote, Mme Marois a réservé l'essentiel de ses flèches au gouvernement actuel, plus particulièrement à Jean Charest.

«J'ai toujours de la difficulté à lire dans le jeu du premier ministre parce que, parfois, il dit une chose et fait son contraire», lui a-t-elle servi, entre autres critiques.

Pauline Marois sait qu'elle devra travailler fort pour se démarquer de ses rivaux, mais elle se sent à nouveau dans l'arène. Pour elle, les grands déchirements font partie du passé. «Résister, c'est sûr que ça a donné un petit coup. Le fait qu'on ait mis derrière nous les chicanes, ça a donné un autre gros coup», a avancé celle qu'on surnomme désormais «la dame de béton», pour expliquer sa récente remontée dans les sondages.

Le 16 février dernier, un sondage Léger Marketing/Agence QMI a révélé que la chef péquiste a gagné quatre points de pourcentage en un seul mois dans les intentions de vote des électeurs québécois. Elle conserve néanmoins la troisième place.

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