Repas «mous» et popotes roulantes

Cuisiner avec amour pour les aînés

Première publication 1 mars 2012 à 16h27
Cuisiner avec amour pour les aînés
Crédit photo : TVA Nouvelles
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Même si la nourriture servie dans les centres d'hébergement pour personnes âgées est très critiquée ces temps-ci (beige, fade, pas bonne), il est pourtant possible de préparer des repas nutritifs et appétissants.

Par exemple, la petite équipe du centre SCAMA à Montréal prépare plus de 150 repas par jour pour des aînés de Laval. Cette popote roulante livre les repas à domicile.

«On va voir des gens qui sont seuls, en perte d'autonomie chez eux, qui n'ont pas le goût de se faire à manger. Il faut s'assurer que le contact humain se fasse avec les bénévoles puis qu'on leur donne le goût de manger et que ça soit appétissant, autant des yeux que du ventre», explique Marc Y. Poitras, directeur général du centre SCAMA.

«À mon avis, en 2012, nourrir quelqu'un avec moins de 2 $ par jour, c'est une honte. On ne le fait pas pour nos prisonniers,» dit Thérèse Dufresne.

La Loi oblige à offrir des repas équilibrés, mais la cuisinière Linda Lemay qu'elle cuisine avec amour. «Par mission, je goûte à tout. Et puis j'aime que ce soit bon.»

Au menu jeudi: soupe de légumes, croquettes de saumon, carottes et petits pois et de la tarte au sucre pour le dessert. Selon les aînés sur place, les commentaires sont positifs.

On prête aussi une attention particulière à la présentation, aux couleurs dans l'assiette. «On a même suivi un cours sur les couleurs pour que les gens disent, quand ils reçoivent le repas de la popote, et qu'ils le voient, qu'ils disent que c'est appétissant», ajoute Mme Lemay.

Les cuisiniers tentent d'offrir de la variété aux aînés; ce repas sera servi de nouveau que dans cinq semaines.

Les popotes roulantes du Québec ont distribué 2 millions de repas l'année dernière.

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«La popote roulante font des petits miracles au quotidien parce qu'ils ont souvent des équipes de personnel très réduites. Souvent, il y a des popotes où c'est cent pour cent bénévole, il n'y a pas de personnes salariées», explique Claudette Coulombe, du regroupement des popotes roulantes du Québec.

Manger mou «High Tech»

«À mon avis, en 2012, nourrir quelqu'un avec moins de 2 $ par jour, c'est une honte. On ne le fait pas pour nos prisonniers,» dit Thérèse Dufresne, la directrice générale de Prophagia, une compagnie qui développe des technologies pour aider les personnes à bien manger.

La compagnie fabrique des aliments «mous» pour aider les aînés qui ont de la difficulté à avaler. Des aliments qui goûtent tout aussi bons que des plats «réguliers».

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Mme Dufresne explique que ces types d'aliments ont été développés il y a quelques années alors qu'elle travaillait à l'hôpital des anciens combattants à Sainte-Anne-de-Bellevue. «J'avais une équipe qui était malheureuse de voir les résidants maigrir avec nos purées maison, pas très efficaces. On faisait de notre mieux.»

Elle explique que les aliments sont non seulement goûteux, mais «thérapeutiquement efficaces», permettant aux aînés de manger une variété d'aliments qui contribuent à leur bonne nutrition.

Le coût de ces aliments est un peu plus dispendieux, dit-elle, «mais ce qui n'est pas normal c'est de ne pas donner l'argent qu'il faut pour nourrir quelqu'un.

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