Pénurie de médicaments

Québec devrait produire ses propres pilules

Première publication 15 mars 2012 à 23h55
Québec devrait produire ses propres pilules
Crédit photo : Agence QMI
Par Geneviève Lajoie | Agence QMI

Pour pallier les pénuries et freiner l'augmentation des coûts des médicaments, Amir Khadir propose que Québec produise ses propres pilules.

«Ça fait plusieurs années qu'on vit ces pénuries occasionnelles, mais c'est rendu plus répandu et plus récurrent et souvent occasionné par le désintérêt de certaines multinationales» à produire certaines pilules moins rentables, a plaidé le médecin et député de Québec solidaire.

Un régime d'assurance-maladie universel tel que conçu au Canada devrait considérer les médicaments comme un «besoin essentiel», a insisté M. Khadir, au cours d'un entretien.

Le député présentera d'ici quelques semaines un projet de loi à l'Assemblée nationale visant à créer une toute nouvelle société d'État - Pharma-Québec - qui assurerait non seulement un pôle public d'achat de médicaments, mais aussi un pôle de production pharmaceutique.

Achats groupés

Comme le font plusieurs hôpitaux à l'heure actuelle, des «achats groupés» de pilules permettraient à cette nouvelle entité d'obtenir de meilleurs prix.

«L'Ontario fait ça et réussit à acheter ses médicaments moitié moins cher qu'ici. Imaginez les économies sur la facture de 3,4 milliards de dollars par an de la Régie de l'assurance-maladie du Québec (RAMQ)», a fait miroiter le député de Mercier.

Usine de production

Pharma-Québec comporterait également une usine de production de génériques. «Ça permettrait d'ailleurs d'offrir de l'emploi aux quelque 900 personnes qui ont perdu des emplois au cours de la dernière année et demie dans le domaine des pharmaceutiques», a-t-il dit.

Selon lui, la société d'État devrait «rapatrier aussi les compétences qu'on a privatisées à la fin des années 1980 dans le domaine des vaccins, un domaine stratégique».

Amir Khadir entrevoit même la possibilité qu'il existe un pôle recherche et développement à cette société d'État. «Une partie de l'épargne d'un milliard et quelques qu'on fait par an, on en investit 150 millions $ par an dans la recherche et l'innovation», a dit M. Khadir.

 

 
 
 
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