Le Che Guevara du Québec?

Gabriel Nadeau-Dubois hanté par ses propos

Première publication 1 mai 2012 à 20h24
Par Yves Poirier | TVA Nouvelles

Il y a encore beaucoup d'injonctions défiées par des grévistes, qui empêchent d'autres étudiants d'accéder à leurs cours. Et plusieurs pensent que c'est Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la CLASSE, qui est responsable de ces blocus.

Le 7 avril dernier, Gabriel Nadeau-Dubois a tenu un discours au Monument national, dans lequel il a tenu des propos que certains qualifient d'arrogants, de provocateurs et d'incendiaires.

À la lumière des évènements d'aujourd'hui, soit toutes ces injonctions défiées, son discours revient le hanter.

Au sujet de Laurent Proulx, cet étudiant de l'Université Laval, qui a été l'un des premiers ce printemps a obtenir gain de cause devant le tribunal pour continuer d'assister à ses cours malgré la grève, le leader de la CLASSE déclarait ceci: «On a raison de se lever, on a raison de crier, on a raison de manifester, on a raison de faire la grève, on a raison de bloquer l'entrée à nos cégeps, de bloquer l'entrée à nos universités. On a raison de ne pas se laisser impressionner par les injonctions d'un petit con qui a perdu son débat en assemblée générale et qui a des parents assez riches pour se payer un avocat. On a raison de se battre contre ça.»

Vives réactions

Ce discours suscite encore de vives réactions.

Pour Simon Talbot du Mouvement des étudiants socialement responsables, «c'est inacceptable, c'est très arrogant, c'est vraiment de dire que si vous ne pensez pas comme nous, vous êtes cons, vous êtes épais.»

Selon lui, «cela n'aide pas qu'il ait clairement incité les membres de la CLASSE à défier les injonctions.»

En réaction aujourd'hui, Gabriel Nadeau-Dubois a refusé de prendre le blâme. Il a indiqué qu'il ne croit pas que les étudiants aient besoin de ses conseils lorsqu'il s'agit ou non de défier des injonctions.

Toujours dans le même discours, Gabriel Nadeau-Dubois avait fait cette autre déclaration qualifiée d'incendiaire par certains: «Nous avons planté ce printemps les graines d'une révolte qui ne germera peut-être que dans plusieurs années.»

Faut-il l'interpréter comme s'il se prenait pour le Che Guevara du Québec?

«Ce n'est pas un appel à la révolution. C'est un appel à l'implication citoyenne», a répondu Gabriel Nadeau-Dubois.

 
 
 
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