Clôture du conseil général du PLQ

«Il faut être deux pour conclure une entente» - Jean Charest

Première publication 6 mai 2012 à 13h22
Mise à jour : 6 mai 2012 à 17h48
TVA Nouvelles et Agence QMI

En point de presse avec les journalistes, Jean Charest s'est défendu à plusieurs reprises d'avoir attendu trop longtemps avant de convoquer toutes les associations à la table de négociations.

Il a expliqué qu'à plusieurs reprises le gouvernement avait invité les associations étudiantes à négocier.

«On a fait plusieurs offres, tendu la main plusieurs fois, mais cette main tendue n'a pas trouvé preneur» affirme le premier ministre.

Il ajoute aussi que le gouvernement n'est pas le seul responsable de ces 12 semaines d'incertitude: «Il faut être deux pour conclure une entente».

Selon lui, le gouvernement a fait «tous les efforts possibles» pour permettre aux étudiants de retourner en classe.

«Nous avons tout fait pour avoir un dialogue avec les représentants des associations étudiantes... Il faut être deux pour faire ça», a-t-il insisté, ajoutant plus tard qu'«on ne peut s'asseoir avec des gens s'ils ne veulent pas s'asseoir avec nous».

M. Charest estime que le gouvernement a fait preuve d'écoute et d'ouverture, notamment en améliorant la première offre qu'il avait formulée, «de sorte qu'aujourd'hui, l'affaire qui est proposée aux étudiants est drôlement intéressante».

Le premier ministre invite aussi les étudiants à retourner en cours le plus rapidement possible. Il souhaite que les étudiants qui veulent retourner en classe puissent le faire librement.

Il ajoute aussi que «le moment est maintenant venu de reprendre nos activités».

Plan Nord

Le premier ministre a continué de vanter son Plan Nord qui considère être l'avenir du Québec.

«Ce qui est une convition profonde pour moi et mon parti, c'est que ce Plan Nord est un important projet pour l'avenir du Québec, pour créer de l'emploi partout au Québec et pour la croissance écnomique. C'est ce que nous voulons pour l'avenir du Québec.»

Charest attaque Pauline Marois

Dans le discours de clôture du conseil général du Parti libéral du Québec, Jean Charest a attaqué sévèrement son adversaire péquiste, Pauline Marois.

Après avoir affirmé que l'entente de principe conclue samedi avec les associations étudiantes assurera l'avenir des universités tout en préservant l'accessibilité aux études, il a accusé Mme Marois d'avoir prôné le gel des droits de scolarité.

Le premier ministre a reproché au PQ de s'opposer au développement du Nord québécois et au développement énergétique.

«La vision de Pauline Marois, c'est que tant qu'il n'y a pas de référendum, tout s'arrête au Québec, c'est le gel et les moratoires », a-t-il martelé.

M. Charest a également reproché à la chef péquiste d'avoir présenté samedi le Canada comme «un accommodement déraisonnable».

«Alors que l'on sait, nous, que le Canada jouit d'une réputation économique impeccable à travers le monde, et que le Québec y contribue.»

Selon lui, tout ce que propose le PQ aux Québécois n'est que repli, fermeture et chicanes à répétition.

«Avec le PQ, ce sera la démonisation du Canada, la chicane, la division et la hargne en permanence», a-t-il prévenu.

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