Direction du Parti libéral en 2006

Quatre anciens candidats dans l'eau chaude

Première publication 4 juillet 2012 à 19h41
Quatre anciens candidats dans l'eau chaude
Crédit photo : archives Agence QMI
L'ancien gardien de but Ken Dryden.
Agence QMI

L'ancien gardien de but Ken Dryden est au nombre des quatre anciens candidats à la course à la direction du Parti libéral en 2006, qui ont enfreint la Loi électorale du Canada et qui s'exposent à des amendes ou à l'emprisonnement.

Le quatuor, dont font partie Hedy Fry, Joe Volpe et Martha Hall Findlay, est dans l'eau chaude pour ne pas avoir remboursé des centaines de milliers de dollars des dépenses engagées lors de la course à la direction remportée par Stéphane Dion.

Tous les quatre avaient obtenu du tribunal un délai de deux ans pour effacer leur dette, après avoir échoué à se conformer aux 18 mois autorisés en vertu de la Loi électorale du Canada et à une autre prolongation accordée par le Directeur général des élections. Le sursis accordé par le tribunal prend fin le 31 décembre pour Fry, Volpe et Hall Findlay.

Le délai accordé à Ken Dryden a pris fin la semaine dernière, au moment où le juge Timothy Ray de la Cour supérieure de l'Ontario a rejeté une nouvelle période de grâce pour ses anciens rivaux à la course à la direction.
Ken Dryden a refusé une demande d'entrevue.

L'ancien ministre pourrait soumettre une autre demande de prolongation, mais il est peu probable qu'un tribunal accepte la demande en raison de la décision du juge Ray.

Le sextuple champion de la Coupe Stanley devait rembourser une dette de 360 000$ selon les documents déposés le 31 décembre auprès d'Élections Canada.

Hedy Fry devait une somme de 69 000$, Joe Volpe 110 000$ et Mme Hall Findlay 115 000$. Martha Hall Findlay a indiqué avoir réduit sa dette à 50 000$ cette année.

Le juge Ray a accepté les arguments d'Élections Canada, qui a soutenu que les trois fautifs n'avaient pas de plan crédible pour rembourser leur dette si on se fiait à leurs efforts de collecte de fonds, et que la question «pourrait durer éternellement» si une nouvelle prolongation était accordée.

Au cours des deux années précédant le 31 décembre, Mme Fry a recueilli 9500$, Mme Hall Findlay 15 260$ et M. Volpe 30 000$.

Les quatre malheureux candidats pourraient faire face à des amendes allant jusqu'à 1000$ ou trois mois de prison. La question est entre les mains du commissaire d'Élections Canada.

Un porte-parole de l'agence ne pouvait pas dire si une amende permettrait de libérer un candidat de l'obligation de payer sa dette.

 
 
 
Accueil | Actualité | International | Sport | Argent | Vidéo
Questions, réactions ou problèmes techniques ? Contactez-nous.