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Le Parti libéral du Québec (PLQ) surveillera les faits et gestes des associations étudiantes, qui ont promis de lui livrer une guerre sans merci dans le cadre de la prochaine campagne électorale.
«Tout le monde a le droit de s'exprimer, mais si elles décident de devenir un joueur dans la campagne, elles devront respecter les règles», a averti le directeur des communications du PLQ, Michel Rochette.
Cette semaine, tant la Fédération étudiante universitaire (FEUQ) que la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) ont annoncé qu'elles mobiliseraient leurs membres afin de défaire les candidats libéraux dans certaines circonscriptions ciblées.
Pour sa part, jeudi, la CLASSÉ a annoncé la tenue d'une tournée provinciale estivale.
Puisque la FEUQ a annoncé une distribution de tracts et l'installation de stands d'information dans les établissements scolaires, M. Rochette estime que certaines de ces actions peuvent entraîner des dépenses jugées illégales dans le cadre d'une campagne électorale.
«Nous, comme tous les partis politiques, nous sommes surveillés 24 heures sur 24, sept jours sur sept, pour être sûr que tout est fait dans le respect des lois et des règlements, alors il faut que ce soit vrai aussi pour les associations étudiantes», a-t-il ajouté.
Le directeur des communications du PLQ se dit toutefois assuré que le Directeur général des élections se montrera vigilant.
Déjà, avant les élections partielles de LaFontaine et Argenteuil du 11 juin dernier, le personnel du DGE avait communiqué avec les associations étudiantes pour les aviser des règles à suivre.
«Elles peuvent mener des activités sur les médias sociaux ou faire une manifestation, ça ne coûte rien, mais s'il y avait un achat de publicité ou des dépenses, la seule façon que ce soit légal, il faut que ce soit autorisé et payé par l'agent officiel d'un candidat», a dit la porte-parole, Cynthia Gagnon.
Elle rappelle qu'une association étudiante, un syndicat ou tout autre groupe n'a pas le droit d'effectuer des dépenses électorales qui favorisent ou défavorisent directement ou indirectement la candidature de quelqu'un pendant la période de 33 jours de campagne.
«Tous les gestes seront analysés en regard de la notion de dépenses électorales», a précisé Mme Gagnon.
Elle soutient que c'est dans une démarche «préventive» que les regroupements d'étudiants ont été informés le printemps dernier.
«Nous préférons intervenir en amont dans un objectif de prévention plutôt que de sévir avec des constats d'infraction», a-t-elle conclu.
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