Noyades

La chaleur réduit la vigilance de 45%

Première publication 13 juillet 2012 à 07h14
La chaleur réduit la vigilance de 45%
Lorsque le mercure atteint les 30 degrés Celcius, on observe une baisse de la vigilance de 45%.
Par Mélanie Colleu | Journal de Montréal

L'envie de se baigner pour se rafraîchir grimpe logiquement avec le mercure. Plus il est haut, et moins on hésite à sauter à l'eau.

«C'est certain que le beau temps a un impact non négligeable sur le nombre de noyades. Les gens vont plus se baigner», constate Diane Théberge, gestionnaire des communications à la Société de sauvetage du Québec.

Avec le soleil, un faux sentiment de sécurité, dont on doit impérativement se méfier, s'installe, selon Mme Théberge.

«Les gens se disent sûrement que ça n'arrive que chez les autres, mais ce n'est pas le cas. Deux secondes d'inattention peuvent être irréparables», explique Mme Théberge.

Les rassemblements familiaux autour d'une piscine demeurent très dangereux si la vigilance des adultes n'est pas optimale.

«Quand on est 20, tout le monde pense que l'autre surveille et au final, personne ne garde un oeil sur les enfants. Il faut absolument désigner un responsable pour être sûr qu'il y ait toujours un adulte avec les enfants», conseille-t-elle.

Et lorsque les petits se baignent, les parents doivent les avoir à portée de bras. «Ça veut dire aller dans l'eau avec eux pour prévenir tout accident», insiste Mme Théberge.

Vigilance affectée

Une étude réalisée par l'Université Paris V et reprise par la Société de sauvetage du Québec avance que lorsque le mercure atteint les 30 degrés Celcius, on observe une baisse de la vigilance de 45%.

«La chaleur provoque de la fatigue, on est moins concentrés et on ne s'en rend pas forcément compte», explique Mme Théberge, qui rappelle en même temps l'importance des aménagements sécuritaires autour de la piscine.

D'autres facteurs comme le soleil, les reflets sur l'eau, le fait de discuter, de boire un verre avec des amis ou de téléphoner, font également baisser le niveau d'attention des surveillants.

«On a tendance à surestimer à tord notre capacité de vigilance» , prévient François Lépine, directeur au développement à la Société de sauvetage.

 
 
 
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