
La vice-première ministre, ministre de l'Éducation et présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, quittera la vie politique à la fin de son mandat, tandis que la ministre des Relations internationales Monique Gagnon-Tremblay songe à faire de même, a appris TVA Nouvelles.
Deux autres piliers du gouvernement Charest, le ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan, et le ministre responsable des Affaires intergouvernementales et de la Francophonie canadienne Yvon Vallières ont récemment annoncé la fin prochaine de leur carrière politique.
«C'est un choix personnel qui a débuté il y a plusieurs mois», a confirmé Sébastien Lachaine, attaché de presse de la ministre Courchesne. «Ce n'est pas la crise étudiante qui aurait fait pencher la balance vers cette décision», a-t-il ajouté, bien qu'il ne sache pas quels sont les motifs exacts de son départ. Il a précisé qu'elle reste en poste et qu'elle continuera son travail jusqu'aux prochaines élections.
Michelle Courchesne qui a déjà été ministre de l'Éducation, d'avril 2007 à août 2010, est revenue à la tête de ce ministère à la suite de la démission de Line Beauchamp en mai. Mme Courchesne l'a aussi remplacée comme vice-première ministre tout en continuant de diriger le Conseil du trésor.
Élue pour la première fois en 2003, la représentante du comté de Fabre à Laval a été liée à quelques reprises à des histoires de favoritisme.
Mme Courchesne avait été sévèrement blâmée par le vérificateur général concernant l'octroi de projets de service de garde lorsqu'elle était ministre de l'Éducation.
Après avoir passé au peigne fin le processus d'attribution des places en garderies subventionnées, le vérificateur général du Québec avait conclu que les trois quarts des projets retenus en 2008 ne correspondaient pas aux critères de qualité du ministère de la Famille.
Plus encore, le vérificateur Renaud Lachance avait révélé que Michelle Courchesne avait octroyé 3700 places à des promoteurs dont les projets n'étaient pourtant pas recommandés par son ministère.
D'après une compilation du Parti Québécois, 25 des 38 projets de garderie privée accordés de façon discrétionnaire par Michelle Courchesne à l'époque étaient destinés à des contributeurs de la caisse du Parti libéral du Québec.
De plus, le PQ et la Coalition avenir Québec l'ont récemment accusée d'avoir fait preuve de favoritisme dans l'octroi de subventions pour des infrastructures sportives, entre 2007 et 2010.
Le premier ministre, en visite à Sherbrooke lundi, n'a pas voulu se laisser démonter par l'annonce de ces nouveaux départs. «Il y a un cycle normal où les gens vont quitter et il y a des gens qui vont arriver; ça fait partie de la vie politique», a résumé Jean Charest.
Du côté de Monique Gagnon-Tremblay, «sa réflexion n'est pas terminée», car «elle s'est donnée jusqu'à la fin de l'été», a répondu son attaché de presse Nicolas Rochette même si des élections pourraient être lancées au début août.
Mme Gagnon-Tremblay est l'une des doyennes du PLQ. Elle représente la circonscription de Saint-François en Estrie depuis 1985. Sous Jean Charest, Mme Gagnon-Tremblay a avant tout été ministre des Relations internationales, mais elle a aussi été présidente du Conseil du trésor et vice-première ministre. Elle a également été ministre dans le gouvernement de Robert Bourassa de 1985 jusqu'à la défaite des libéraux en 1994.
Le premier ministre, en visite à Sherbrooke lundi, n'a pas voulu se laisser démonter par l'annonce de ces nouveaux départs. «Il y a un cycle normal où les gens vont quitter et il y a des gens qui vont arriver; ça fait partie de la vie politique», a résumé Jean Charest.
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