Primes aux députés démissionnaires

Charest invite Marois à rembourser son indemnité

Première publication 24 juillet 2012 à 20h30
Charest invite Marois à rembourser son indemnité
Crédit photo : archives, Journal de Québec
Par Jean-Luc Lavallée | Agence QMI

Jean Charest invite la chef péquiste Pauline Marois à rembourser la prime de départ qu'elle a reçue en 2006, réagissant à sa proposition d'abolir les indemnités généreuses versées aux députés qui claquent la porte en cours de mandat.

Mme Marois avait affirmé la veille que les députés (ou les ministres) qui «abandonnent» leurs électeurs pour des motifs « souvent discutables » ne font pas honneur à leur engagement, rappelant aussi que leur départ provoque des élections complémentaires coûteuses.

«Bien, Mme Marois pourrait donner le bon signal en remboursant l'indemnité de départ qu'elle a reçue au moment où elle est partie...», a largué le premier ministre lorsque questionné sur l'engagement péquiste dévoilé à Lévis lundi.
Lorsqu'elle avait renoncé à son poste, au terme d'une course à la chefferie remportée par André Boisclair, Pauline Marois avait alors reçu un montant évalué à 128 000 $ par la Ligue des contribuables du Québec, qui déplore l'absence de transparence des élus puisque ces chiffres ne sont pas rendus publics.

Le montant de 150 000 $ avait également circulé abondamment dans les médias à l'époque.

Le premier ministre Charest a cependant refusé de se prononcer davantage sur la question mardi. «On aura l'occasion d'en reparler...», s'est-il contenté de répondre.

La réplique du PQ ne s'est pas fait attendre. «La question n'est pas de savoir si Mme Marois rembourserait la prime de départ, car on peut jouer longtemps à ce petit jeu. La vraie question à laquelle il ne répond pas c'est : est-il d'accord avec le principe?

Selon sa réponse, il semble bien que non! » a rétorqué l'attachée de presse de Pauline Marois, Marie Barrette.

 
 
 
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