Référendum sur la souveraineté

Charest brandit le spectre du chaos

Première publication 26 juillet 2012 à 05h18
Charest brandit le spectre du chaos
Crédit photo : Agence QMI
Par Agence QMI | Jean-Luc Lavallée

Le premier ministre, Jean Charest, brandit le spectre du «chaos» et d'un inévitable référendum sur la souveraineté si la population élit un gouvernement du Parti québécois.

Pour la deuxième fois en autant de jours, le premier ministre a tenté de polariser le choix des électeurs pour la prochaine campagne, en martelant sa vision des choses, par opposition à celle du PQ, tout en évacuant complètement la CAQ de son discours.

Le premier ministre Jean Charest lors d'une annonce concernant le théâtre Le Diamant, ce mercredi, à Québec. (Agence QMI)

«Il y aura deux visions pour le futur du Québec : la première est fondée sur le respect des individus, des institutions et la démocratie et il y a l'autre vision (du PQ) fondée sur le chaos, sur ce qu'on a pu voir au printemps, et l'absence de respect des individus.»

Même si les péquistes ont refusé de fixer un échéancier référendaire à plusieurs reprises dans la dernière année, M. Charest évoque la menace d'un référendum.

«C'est la priorité de Mme Marois et du Parti québécois, c'est de tenir un référendum le plus rapidement possible. La priorité de mon gouvernement et de mon parti, c'est l'emploi et l'économie, alors c'est clair comme ça», a-t-il déclaré, en marge d'une conférence de presse à Québec pour le Théâtre Le Diamant.

À ses yeux, la liste des candidats péquistes annoncés en est la preuve. «Que ce soit M. (Pierre) Duchesne (...) et maintenant, il y a une nouvelle candidature qui prend une signification particulière, celle de M. Bureau-Blouin qui vient consommer le mariage entre le PQ et le mouvement étudiant du printemps dernier.»

Réplique de Marois

En entrevue au FM93, Pauline Marois a rappelé que son parti ne s'était pas engagé sur cette voie, pour le moment, même s'il n'écarte pas la possibilité de tenir un référendum « au moment opportun » et « s'il s'avère possible de le faire ».

« L'enjeu principal de l'élection, c'est d'abord et avant tout le bilan du Parti libéral qui est catastrophique parce que 33 % de toute la dette accumulée l'a été par le Parti libéral. (Et) si M. Charest tente de porter l'attention essentiellement sur le conflit étudiant, on va le ramener à l'ordre! » a-t-elle rétorqué.

Élections imminentes?

Jean Charest a répété pour une énième fois, mercredi, qu'il déclencherait des élections « en temps et lieu », même si les rumeurs se font de plus en plus persistantes pour le 1er août.

 
 
 
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