Financement des partis politiques

Québec solidaire propose un engagement

Première publication 31 juillet 2012 à 12h51
Mise à jour : 31 juillet 2012 à 13h25
Par Ève Lévesque | Agence QMI

Québec solidaire a proposé mardi diverses mesures visant à revoir le financement des partis politiques, exhortant du même souffle les autres partis à suivre leur exemple.

Les deux coporte-parole de Québec solidaire, le député de Mercier, Amir Khadir, et la candidate dans Gouin, Françoise David, ont dévoilé une entente selon laquelle le signataire s'engage à soutenir la mise en place de plusieurs mesures, telles qu'abaisser le plafond des dons individuels, augmenter la contribution publique au financement des partis, abaisser le plafond des dépenses permises en campagne électorale, exiger plus d'informations sur les donateurs, fournir plus de ressources humaines et financières au Directeur général des élections et imposer des sanctions plus sévères aux contrevenants.

Ils sont allés, mardi, porter la déclaration au bureau du chef libéral, Jean Charest, pour ensuite aller la remettre à Pauline Marois, chef du Parti québécois, ainsi qu'à François Legault, à la tête de la Coalition avenir Québec. «On leur demandera dans les plus brefs délais de la signer, a affirmé Mme David. Ainsi, toute la population du Québec saura que toutes positions politiques confondues, nous sommes d'accord pour éradiquer la corruption du système.»

Selon M. Khadir, les nombreux scandales qui font surface depuis deux ans démontrent la pression exercée sur les partis et les entrepreneurs. «Jacques Duchesneau affirme, selon ses sources, que 70% des contributions aux principaux partis politiques, ce qui n'inclut pas le Parti vert, ni Québec solidaire, proviennent de sources illégitimes, c'est-à-dire obtenues via le financement sectoriel, dans lequel on demande aux entrepreneurs de contribuer à la caisse du parti.»

Un engagement qui soulage

Selon Amir Khadir, cette déclaration soulagera beaucoup de gens au Parti québécois, entre autres. «C'est une tâche ardue de ramasser de l'argent, surtout quand ça se fait de manière illégale. Ça doit peser lourd sur les épaules de beaucoup de gens. Et aussi au Parti libéral. Quand je me mets à la place de Line Beauchamp, qui a été surprise elle-même de devoir rencontrer des gens de la mafia pour ramasser de l'argent pour le Parti libéral, je comprends ce qu'elle doit vivre comme sentiment de trahison. Elle n'est pas venue en politique pour ça!»

Selon Québec solidaire, si le plafond des dépenses permises dans les campagnes électorales est abaissé, la tentation de se tourner vers un financement sectoriel sera moins grande. «Si les partis dépensent moins en campagne électorale, ils auront moins tendance à prendre tous les moyens possibles pour aller chercher de l'argent, a expliqué Mme David. Il pourrait y avoir plus de publicité télévisée gratuite à l'intention de tous les partis, par exemple.»

«C'est sûr que pour la présente campagne, leur argent est déjà amassé, même si on ne sait pas comment, a conclu Mme David. Déjà de dire oui aux mesures que nous proposons, c'est un engagement. Si jamais ces gens-là sont élus, ils devront respecter leur engagement, sinon plusieurs personnes seront là pour leur rappeler.»

 
 
 
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