Le PLQ lance sa campagne électorale

Le conflit étudiant au coeur des préoccupations

Première publication 1 août 2012 à 13h05
Mise à jour : 1 août 2012 à 21h10
Par Geneviève Lajoie | Agence QMI

Jean Charest appelle les Québécois aux urnes le 4 septembre pour régler une fois pour toutes la question des droits de scolarité.

«La rue a fait beaucoup de bruit, c'est maintenant au tour des Québécois de parler et de trancher cette question», a scandé le chef libéral, qui a lancé sa campagne mercredi sur le tarmac de l'aéroport de Québec, dans une zone sécurisée. Il venait tout juste de se rendre au bureau du lieutenant gouverneur pour déclencher des élections générales.

Les leaders étudiants se sont amplement fait entendre, estime le premier ministre, qui invite maintenant la «majorité silencieuse» à s'exprimer. Pour Jean Charest, la question des droits de scolarité doit être réglée, c'est «incontournable», même dans le cadre d'une élection en plein été.

jean-charest-michou
(Crédit: Agence QMI)

Les électeurs devront choisir entre un gouvernement libéral qui fera respecter la loi et l'ordre ou un gouvernement péquiste dont les gestes et les décisions seront dictés par «la rue», a-t-il prévenu. Il était entouré pour l'occasion de ses ministres de même que des députés et candidats de la région de Québec, un endroit où les libéraux misent gros.

«Nous devons décider dans quel type de société nous voulons vivre. Je vous propose une société qui avance dans le respect de chaque citoyen, dans le respect de nos institutions et le respect de la démocratie. Pauline Marois a fait le choix d'embrasser le mouvement de contestation, de porter ses symboles et même de recruter ses candidats. Pauline Marois propose de plier, de céder et de leur donner tout ce qu'ils demandent», a-t-il enchaîné.

La presque totalité des attaques de Jean Charest ciblait son adversaire péquiste. François Legault n'a eu droit qu'à une seule salve : «Il a abandonné la défense du droit à l'éducation pour plaire à sa Coalition disparate et pour des raisons électoralistes.»

jean-charest-michou-autobus(Agence QMI)

Le gouvernement libéral a une position «responsable» sur les frais de scolarité : un régime généreux de prêts et bourses et les droits de scolarité les plus bas au Canada, a signalé Jean Charest. Il soutient avoir fait tous les efforts possibles pour régler ce dossier, sans succès. «Nous nous sommes butés à un mur infranchissable d'intransigeance», a-t-il poursuivi, le regard dur.

Durant le conflit étudiant, les Québécois auront pu constater que derrière la question des droits de scolarité se «cachait» un autre «agenda, qui vise à contester l'ordre établi et nos institutions démocratiques, incluant l'Assemblée nationale et aussi nos tribunaux».

D'ailleurs, la reprise des cours dans les cégeps et universités touchés par la grève au cours des derniers mois devra se faire dans le calme, a prévenu Jean Charest. «Il n'y a aucune raison d'empêcher des étudiants de suivre les cours.»

En vidéo

 
 
 
Accueil | Actualité | International | Sport | Argent | Vidéo
Questions, réactions ou problèmes techniques ? Contactez-nous.