Irrégularités dans le dossier du Faubourg Contrecoeur

L'agent officiel de la CAQ démissionne

Première publication 3 août 2012 à 10h00
Mise à jour : 3 août 2012 à 15h53
L'agent officiel de la CAQ démissionne
Crédit photo : Agence QMI
Marc Deschamps, l'agent officiel de la Coalition avenir Québec a démissionné.
Par Jean-Luc Lavallée, avec la collaboration de Marianne White | Agence QMI

L'agent officiel de la CAQ, Marc Deschamps, associé au scandale du Faubourg Contrecoeur, en janvier dernier, a remis sa démission jeudi soir, même s'il dit n'avoir rien à se reprocher.

L'affaire a refait surface, jeudi, lors d'un point de presse serré de la CAQ, à Saint-Lin-Laurentides, dans Lanaudière. Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, qui dit incarner l'intégrité, a dû défendre son agent, impliqué dans cette affaire qui fait toujours l'objet d'une enquête policière en raison de nombreuses irrégularités.

«Je n'ai pas d'informations actuellement à l'effet qu'il a fait des choses illégales ou non éthiques. Si jamais j'apprends qu'il y a quelque chose qui a été fait qui était illégal ou non éthique, bien il n'y a pas une personne dans mon équipe, que ce soit à l'interne, que ce soit des candidats, qui va rester. C'est tolérance zéro», avait-il riposté.

Qualifiant les allégations à son endroit d'«insidieuses et fausses», Marc Deschamps a expliqué qu'il a tout de même préféré se retirer pour éviter de nuire au parti. «Je ne veux pas devenir un objet de distraction et faire dévier le débat sur des allusions non fondées en regard d'évènements qui n'ont rien à voir avec moi, ni avec vous M. Legault ni encore avec la CAQ», a-t-il écrit dans la sa lettre de démission, relayée aux médias par la CAQ vendredi matin.

«J'ai travaillé trop fort à développer les concepts que nous défendons aujourd'hui pour ne pas savoir que les perceptions jouent entre notre défaveur, comme l'espèrent sans doute nos adversaires. Je suis attristé que la joute politique se déplace sur un tel terrain [...] pour tenter de vous atteindre indirectement ainsi que la Coalition.»

Réaction de Marois

François Legault n'est pas prêt à prendre le pouvoir, a réagi Pauline Marois, vendredi matin, dans la foulée de la démission de Marc Deschamps. «Honnêtement j'ai quelques doutes sur cette question», a lancé la chef péquiste.

«Il y a eu un petit peu de cafouillage depuis qu'il a fondé son parti on l'a vu dans son financement, dans son organisation», a-t-elle ajouté. La chef du PQ a fait notamment référence aux erreurs qui se sont retrouvées dans la liste de donateurs de la CAQ.

«C'est sûr qu'on voit qu'il y a quand même un peu d'improvisation dans son travail. J'ai toujours dit d'ailleurs que fonder un parti ça ne se faisait pas comme ça sur un coin de table», a affirmé Mme Marois.

Union Montréal maintient sa confiance

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a réitéré son appui à Marc Deschamps, qui agit depuis 11 ans à titre d'agent officiel de son parti, Union Montréal. Jamais M. Deschamps n'a fait l'objet de «constats de quelque nature que ce soit» de la part du Directeur général des élections, a-t-on fait savoir dans un communiqué émis vendredi matin.

«Les faits et les allusions concernant M. Deschamps dans le dossier du Faubourg Contrecoeur ont été abondamment médiatisés. Toutes les parties intéressées étaient donc déjà au courant de ce dossier qui remonte à plus de quatre ans déjà. De plus, à cette époque, à la demande du maire, Gérald Tremblay, un règlement interdisant toute participation des officiers du parti à des comités de sélection avait été adopté afin d'éviter toute perception de conflit d'intérêts», précise Union Montréal dans son communiqué.

 
 
 
Accueil | Actualité | International | Sport | Argent | Vidéo
Questions, réactions ou problèmes techniques ? Contactez-nous.