Jacques Duchesneau s'explique

«Je ne suis pas un sauveur»

Première publication 6 août 2012 à 18h34
TVA Nouvelles

La première journée de Jacques Duchesneau en politique n'a pas été de tout repos! Son chef a dû le remettre à l'ordre après qu'il eut déclaré à Paul Arcand, à son émission radiophonique du matin, que si la CAQ était élue, il aurait la responsabilité de nommer les ministres des Transports, de la Sécurité publique, des Ressources naturelles, et des Affaires municipales, tous des ministères visés par son mandat de lutte à la corruption.

Le candidat caquiste de Saint-Jérôme soutient qu'il s'est mal exprimé, voulant simplifier à l'extrême une mécanique bien compliquée.

«J'ai eu le cour Politique 101, 201 et 301 dans la même journée!, s'est-il exclamé en entrevue avec Pierre Bruneau à TVA Nouvelles. Il faut peser nos mots.»

Si son parti est élu, «M. Legault m'a dit qu'il me donnerait tous les outils pour faire le travail et j'aurai à travailler avec des ministres. Mais je ne suis pas un super ministre» précise M. Duchesneau.

«Je suis un joueur d'équipe. M. Legault est inspirant et il m'a convaincu. J'ai refusé trois fois d'aller en politique», rappelle-t-il.

Mais l'importance de la corruption au sein du gouvernement et la déclaration de Jean Charest s'attribuant une note de 8 sur 10 pour son dernier mandat l'ont poussé à sauter dans l'arène.

Certes, passer un bon coup de vadrouille au sein des organismes et de la fonction publique pour éradiquer la corruption lui tient à cœur. Mais «je ne suis pas un sauveur!, souligne-t-il. Là-dessus, je suis d'accord avec Mme Marois : une seule personne ne peut pas faire le ménage. Mais je ne suis pas seul. Regarder la qualité des candidats de la CAQ.»

M. Duchesneau soutient qu'il n'a pas révélé le nom de politiciens corrompus parce que la question ne lui a pas été posée lorsqu'il bénéficiait de la protection juridique de la Commission Charbonneau. Pourtant, «j'avais dit que je répondrais à toutes les questions. Toutes. Mais on a parlé de la grandeur de mon bureau, si j'avais une toilette ou pas...»

Si la Coalition pour l'avenir du Québec est élue, Jacques Duchesneau promet de dégraisser les institutions. «On a été au ministère des Transports pendant moins d'un an et demi. On a sauvé 347 millions$. On a coûté 2 millions$. Si on pouvait aller dans d'autres ministères, je peux vous dire que je donnerais au gouvernement beaucoup d'argent pour lui donner une marge de manœuvre.»

 
 
 
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