Commission Charbonneau

Duchesneau insatisfait du travail des procureurs

Première publication 6 août 2012 à 23h47
Par Jean-Luc Lavallée | Agence QMI

L'ancien patron de l'Unité anticollusion Jacques Duchesneau était prêt à livrer des noms lorsqu'il a témoigné devant la commission Charbonneau. Mais personne ne lui a posé les bonnes questions, a-t-il déploré, lundi, en entrevue avec le Journal de Québec.

L'ancien chef de police s'est lancé dans une critique acerbe du travail des procureurs qui l'ont interrogé, en juin, lors de son passage devant la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction. Une commission qui a vu le jour en raison de son rapport dévastateur. Il reproche aux avocats de lui avoir fait perdre son temps avec des questions insignifiantes.

«On m'a interrogé et contre-interrogé pendant cinq jours et je n'ai jamais été capable de passer mes messages. L'avocat du gouvernement du Québec (Me Benoît Boucher) est venu me poser des questions simplistes sur mon local, la grandeur de mon bureau, le nombre de toilettes, et une fois que je suis sorti de la commission, on me demande de nommer des noms?»

Un «piège à cons»

Répliquant au défi de Jean Charest, qui lui a demandé de prouver ses allégations concernant le financement occulte des partis politiques «au lieu de salir tout le monde», le candidat-vedette de la CAQ répond sans détour que c'est un «piège à cons» s'il ne bénéficie d'aucune immunité.

Lors de son témoignage, il jouissait de l'immunité contre les poursuites civiles et criminelles. Il avait même affiché ses couleurs en déclarant, d'entrée de jeu, qu'il était prêt à répondre à «toutes les questions». «Toutes», insiste-t-il, sans exception.

Mais aucun procureur, se plaint-il, ne lui a donné l'occasion de vider son sac.
 
 
 
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