Institut du Nouveau Monde

Campagne web pour inviter les 18-35 ans à voter

Première publication 7 août 2012 à 14h29
Mise à jour : 7 août 2012 à 15h52
Par Ève Lévesque | Agence QMI

L'Institut du Nouveau Monde (INM) a proposé mardi cinq grandes stratégies pour inclure les jeunes dans le processus électoral, en plus de lancer une campagne web.

Une recherche exploratoire menée par l'INM et demandée à l'automne 2011 par le Directeur général des élections révèle que 36% seulement des jeunes entre 18 et 24 ans ont voté aux élections de 2008.

L'étude révèle de plus que le taux de vote initial, c'est-à-dire la première fois qu'un jeune vote à l'âge de 18 ans, est passé de 70%, dans les années 70, à 34% au début des années 2000. «Un jeune qui ne vote pas la première fois risque de ne jamais voter de sa vie, a affirmé Michel Venne, directeur de l'INM. Les jeunes renoncent donc à influencer le choix de leur gouvernement. C'est le suicide politique d'une génération. À long terme, c'est la légitimité du gouvernement qui sera remise en cause, et la démocratie qui sera minée.»

L'INM propose donc cinq grandes stratégies pour intéresser les jeunes à la politique, soit ajouter au parcours obligatoire de la fin du secondaire et du cégep un cours d'éducation citoyenne, valoriser l'engagement civique, mener des recherches sur la participation électorale chez les jeunes, réformer nos institutions démocratiques et être présents sur les médias sociaux.

C'est entre autres pour répondre à cette dernière tactique qu'il lance la campagne On est 2 millions, faut voter!, une série de trois capsules vidéo humoristiques auxquelles ont participé plusieurs personnalités québécoises, dont Joannie Rochette, André Sauvé, Eddy King, Caroline Dhavernas, Didier Lucien et Rémi-Pierre Paquin.

«On a tourné ça au début du conflit étudiant, vers le mois de février, a expliqué le comédien Didier Lucien. Quand ils m'ont appelé pour me demander de participer, ils m'ont parlé des chiffres. Je n'étais pas au courant de ces chiffres. Ça m'a surpris. Que tu votes ou pas, tu fais partie de la société, de toute façon. Quitte à ce que quelqu'un décide de ce que je pense pour moi, bien je vais aller voter à la place.»

Même surprise du côté du comédien Rémi-Pierre Paquin. «Les chiffres, ça frappe fort. Si les jeunes allaient voter, c'est certain que le gouvernement les écouterait plus. Ce qui s'est passé au printemps, le gouvernement peut bien se dire que ça ne changera rien, parce qu'ils ne vont même pas voter! Aller voter, ça te fait exister davantage.»


 
 
 
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