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Le cas de l'agresseur sexuel Raynold Perron démontre que la création d'un registre public des prédateurs sexuels est une voie à envisager, selon le sénateur conservateur et ex-policier Jean-Guy Dagenais.
Ce dernier se montre favorable à la création d'un tel registre, conscient que sa position risque de provoquer une «levée de boucliers» dans la population.
«Je pense qu'un registre des pédophiles, ça va finir par s'imposer, parce que, malheureusement, c'est un crime qui va en évoluant», soutient le sénateur et ex-président de l'Association des policiers du Québec.
«On a parlé beaucoup du registre des armes à feu, poursuit-il. Ce serait peut-être plus intéressant d'avoir un registre des prédateurs sexuels. Ce serait peut-être plus pratique et pour les victimes et pour les citoyens.»
Selon M. Dagenais, les peines ne seront «jamais assez sévères» pour les pédophiles et les récidivistes.
«Ça nous envoie un message que pour notre gouvernement, il va falloir continuer à être très vigilant», poursuit-il.
Sans blâmer la décision de la Commission des libérations conditionnelles du Canada, M. Dagenais juge néanmoins «inquiétant» que celle-ci permette à Raynold Perron de fréquenter des salles de quilles et de billard.
«J'aimerais quasiment qu'il (M. Perron) soit identifié, car, en quelque part, c'est une personne qui s'attaque à des enfants de trois à cinq ans», ajoute-t-il.
Le criminologue et président de l'Office du droit des détenus, Jean Claude Bernheim, fait pour sa part valoir que le cas de Raynold Perron reflète un problème «extrêmement complexe».
Il est d'avis que la décision de la Commission est, dans ce contexte, «mitoyenne et raisonnable», dit-il, puisque l'individu n'a pas été condamné à l'emprisonnement à perpétuité.
Ce dernier est cependant d'avis que la décision faisant en sorte que l'homme pourra fréquenter des salles de quilles et de billard «comporte un risque».
«C'est évident. On sait pertinemment que des gens qui ont des comportements sexuels de ce genre-là sont des gens qui ont un haut risque de récidive», reconnaît-il.
Selon lui, l'idée de créer ou non un registre public des pédophiles est une question «d'ordre général» et devrait alors s'élargir pour tous types d'infractions.
«Si on veut établir une liste de personnes qui ne respectent pas les règles, on peut le faire, mais il faudra le faire pour toutes les personnes qui dérogent à quelque norme que ce soit», expose-t-il.
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