6e manifestation nationale du 22 août

Les étudiants s'invitent dans la campagne électorale

Première publication 22 août 2012 à 15h29
Mise à jour : 22 août 2012 à 19h09
Agence QMI

La sixième manifestation du 22 du mois s'est mise en marche peu avant 15 h à la Place du Canada, mercredi. Organisée conjointement par la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) et la Coalition opposée à la privatisation et à la tarification, elle est la première de la série à se tenir pendant la campagne électorale.

(Sébastien Saint-Jean, Agence QMI)

La manifestation d'environ 5000 de personnes réunit notamment des étudiants, des membres de groupes communautaires et d'organisations syndicales.

En point de presse vers 14h15, Jeanne Reynolds, co-porte-parole de la CLASSE, et Véronique Laflamme de la Coalition opposée à la privatisation et à la tarification, ont refusé de prendre position pour ou contre un parti politique à l'occasion de la présente campagne.

(Sébastien Saint-Jean, Agence QMI)

«Peu importe ce qui va se passer dans les prochaines semaines, il va falloir continuer de se mobiliser et de parler d'éducation [...] et de gratuité scolaire», a indiqué la porte-parole de la CLASSE.

Selon Mme Laflamme de la Coalition opposée à la privatisation et à la tarification, il est impossible pour son organisation, qui chapeaute de nombreux organismes, d'adopter une position électorale uniforme.

(Sébastien Saint-Jean, Agence QMI)

Elle a cependant déploré le fait que «la lutte à la pauvreté n'apparaît nulle part dans les plates-formes des trois partis principaux» et s'est prononcée contre les menaces qui planeraient selon elle sur les services publics, comme l'éducation et la santé.

Mme Reynolds a renchéri en disant que le problème des iniquités sociales n'est pas abordé depuis le début de la campagne électorale.

(Sébastien Saint-Jean, Agence QMI)

«Pourquoi le discours de la compétitivité et de la croissance économique à tout prix doit-il prendre le dessus sur le bien-être collectif de l'ensemble de la société?», s'est questionné Jeanne Reynolds.

(Sébastien Saint-Jean, Agence QMI)

Dans un communiqué de presse publié mardi, les deux organismes ont indiqué que la manifestation se voulait une protestation «contre la destruction progressive des services publics, la hausse des frais de scolarité et la loi 12 (projet de loi spéciale 78)».

Même s'il a quitté son poste de co-porte-parole au sein de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois était présent pour manifester à Montréal, mercredi.(Sébastien Saint-Jean, Agence QMI)

Le 22 juillet dernier, plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées dans les rues de Montréal, même si la marche avait été déclarée illégale, faute de trajet.

Position divergente de la FEUQ et la FECQ

En point de presse avant la manifestation, les présidentes de la FECQ et de la FEUQ ont rappelé l'importance du vote des jeunes le 4 septembre prochain.

«Le 4 septembre, ce sont tous les Québécois qui devront faire le bilan du Parti libéral, le bilan de neuf années où on a vu la corruption augmenter, neuf années où on a vu une privatisation et une tarification des services augmenter, a dit la présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Éliane Laberge. On espère se retrouver le 5 septembre avec un gouvernement qui ne proposera pas de hausses de frais de scolarité.»

«On trouve important ici, aujourd'hui (mercredi), de rappeler au Parti libéral et à la CAQ qu'on a à cœur l'accessibilité aux études », a-t-elle ajouté.

La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Martine Desjardins, a pour sa part rappelé qu'aux dernières élections générales de 2008 «moins d'un jeune sur deux est allé voter, cette fois-ci on vise un taux de 60-65 %».

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