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Les infirmières qui pratiquent dans les prisons de la province se sentent laissées pour compte. Elles attendent toujours de toucher une rétroactivité conformément au programme d'équité salariale et viennent donc de déposer un recours contre Québec.
Bagarres, émeutes, problèmes psychiatriques, ces infirmières vivent toutes sortes de situations comme ç'a été le cas lors de l'émeute au centre de détention de Québec il y a deux ans et qui avait fait deux morts.
Elles font face à la manipulation de certains prisonniers qui veulent se procurer des narcotiques.
«Ils les cachent en se mettant du beurre d'arachide dans le palais pour y cacher des pilules», explique Nancy Morneau, agente correctionnelle à Québec.
Il y a aussi de plus en plus de détenus avec des problèmes psychiatriques. Dans une unité de la prison de Bordeaux, il y a souvent une seule infirmière pour 48 prisonniers avec des problèmes mentaux.
Les infirmières viennent de déposer un recours devant la Commission des relations de travail parce que le gouvernement du Québec refuse pour l'instant de leur verser au total environ 200 000$ en rétroactivité, comme le veut le programme d'équité salariale.
Tout cela, semble-t-il, parce que le gouvernement ne s'est pas encore entendu avec une autre catégorie d'emploi: les constables spéciaux dans les palais de justice.
Alors que les politiciens tentent de revaloriser le travail des infirmières, le gouvernement devrait aussi penser à celles dans les prisons qui font un travail que plusieurs ne veulent pas.
D'après un reportage d'Harold Gagné
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