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D'ici quelques jours, la première ministre du Québec élue présentera son cabinet. Avec un gouvernement minoritaire composé de 54 députés, Pauline Marois ne misera pas sur un conseil des ministres imposant.
Oubliez la formule des 36 ministres, comme ce fut le cas à l'époque de Bernard Landry, nous assure-t-on dans les officines péquistes. La chef péquiste a cependant une équipe expérimentée et des vedettes à récompenser.
La mode étant de mettre un médecin à la tête du ministère de la Santé, le nouveau député de Saint-François, le Dr Réjean Hébert, pourrait atterrir à ce poste.
Dr Réjean Hébert aux côtés de Pauline Marois. (Agence QMI)
Ancien conseiller de Lucien Bouchard et Jacques Parizeau, Jean-François Lisée, qui succède à Louise Beaudoin comme député de Rosemont, pourrait aussi accéder au saint des saints. L'absence de Bernard Drainville au cabinet ministériel serait également très surprenante.
Son leadership contesté à plusieurs reprises au sein de sa propre formation politique au cours de la dernière année et demie, Pauline Marois ne pourra pas faire fi de ceux qui l'ont valeureusement appuyée contre vents et marées, s'entendent pour dire les péquistes interrogés par le Journal de Montréal.
Pugnace lors des échanges à l'Assemblée nationale, plusieurs verraient bien Bertrand St-Arnaud (Chambly) à la Sécurité publique. M. St-Arnaud est au nombre de ceux qui n'ont jamais lâché Mme Marois durant les moments difficiles.
Plusieurs verraient bien Bertrand St-Arnaud (Chambly) au ministère de la Sécurité publique. (Agence QMI)
Le leader parlementaire et bras droit de la chef péquiste, Stéphane Bédard (Chicoutimi), pourrait suivre les traces de son père, Marc-André Bédard, qui fut ministre de la Justice dans le gouvernement de René Lévesque.
Aux côtés de Pauline Marois même dans la tourmente, Agnès Maltais (Taschereau) pourrait elle aussi hériter d'un ministère. Le nom d'Yves-François Blanchet (Johnson) circule également, lui qui s'est porté à la défense de sa chef lorsque des membres du caucus péquiste grenouillaient. Cela lui a valu le surnom de «goon».
Véronique Hivon (Joliette) et Alexandre Cloutier (Lac-Saint-Jean) apparaissent aux yeux de plusieurs membres du caucus comme des politiciens qui ont beaucoup de potentiel. Ils pourraient être au nom des heureux élus.
Jean-François Lisée et Véronique Hivon, deux candidats sur les rangs pour un portefeuille ministériel. (Agence QMI)
Ayant eu plusieurs portefeuilles sous les gouvernements péquistes passés, le doyen de l'Assemblée nationale, François Gendron (Abitibi-Ouest), a occupé la fonction de vice-président en chambre au cours des dernières années. Certains croient qu'il pourrait à nouveau accéder au cabinet.
Le seul député que Pauline Marois a ouvertement écarté de son cabinet, c'est l'ancien leader étudiant Léo Bureau-Blouin. Trop jeune pour être ministre, avait dit la chef péquiste, en début de campagne.
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